Eloha – n°6

Ecoutons
ensemble la Joie, mes Biens-Aimés, de nous retrouver. Ecoutons comme elle
chante et distille à l’intérieur de vous les perles de son… voilà que je ne
trouve pas les mots dans votre langage : choisissons le mot extase. La
Joie est-elle une extase ? Moi je dis oui.

Ecoutons :
imaginez que le rire se répand dans vos veines, un rire qui oublie toute autre
notion que cet instant dans lequel nous nous réjouissons, purement,
innocemment, comme des enfants, car vous êtes – bien que vous l’ignoriez – des
enfants. Cela n’est pas pour vous minimiser : cela est au contraire une
façon de vous grandir.

Moi,
Eloha, qui suis à la fois enfant et mère, de par ma nature de créatrice, et qui
suis l’un des visages de la Mère des Mères telle qu’à présent vous la
connaissez, je me réjouis de pouvoir jouer avec vous durant ces quelques
instants où nous sommes réunis ainsi que je le fais en d’autres instants – car
souvent je joue avec vous et vous jouez avec moi dans le cours de vos vies que
vous appelez quotidiennes. Imaginez que lorsqu’un rire vous prend, un amusement,
un clin d’œil, l’émerveillement devant un rayon de soleil qui frappe à votre
fenêtre, la joie de voir que quelque chose s’est déplacé de façon amusante, l’envie
qui peut vous prendre soudain de faire un geste sortant de votre routine mais
qui vous plait et qui a un sens dans l’instant où il se fait : tous ces
instants (et bien d’autres car ils sont innombrables), vous pourriez vous
rappeler que vous pouvez jouer avec moi ainsi que je peux jouer avec vous, car
le Jeu est créateur.

N’oubliez
jamais lorsque je parle de Jeu qu’il n’y a aucune notion de futilité dans ce
mot, à mon niveau – ni au votre j’espère – mais qu’il y a un certain état où
tout est possible dans l’instant. C’est un état de liberté, de liberté
créatrice. La seule responsabilité en cet état est de faire ce que l’on a envie
de faire et de le faire bien.

Il
y a dans le Jeu une responsabilité d’accomplissement ainsi qu’une
responsabilité de maintenir le plaisir que l’on a, car ce plaisir est le signe
de ce qui se vit et de ce qui se joue. Lorsque le plaisir s’en va, le jeu est
terminé. Il doit donc y avoir un plaisir à l’achèvement de certains jeux, car
leur achèvement fait partie de leur forme.

Le
Jeu est créateur de formes parfois. Le Jeu est créateur de chemins, le Jeu est
créateur de sons ou de chemins sonores – ne serait-ce que par la parole qui
l’accompagne. Le Jeu est créateur de géométries subtiles dans l’espace où vous
vous déplacez.

Le
Jeu est créateur de liens subtils et vibratoires : par exemple entre vous
et les objets ou entre vous et les autres personnes qui jouent avec vous ou
encore entre vous et l’espace, tant celui où vous vous trouver qu’un espace
plus large. Le Jeu vous relie parfois sans que vous le sachiez à des êtres
d’autres plans, qui ainsi se relient avec vous dans des géométries subtiles et
qui parfois chantent et dansent avec vous sans que vous le sachiez. Vous
remarquerez que les enfants le savent lorsqu’ils jouent : c’est leur grand
pouvoir, car les enfants sont bien souvent les plus grands joueurs et leur
pouvoir de création – bien qu’étant en apprentissage – possède une vibration et
une énergie que beaucoup d’adultes ne savent pas conserver… Du moins, il en fut
ainsi jusqu’à maintenant, dans les temps que vous avez vécus, enfermés dans cet
archipel d’illusions qui a constitué ce que vous avez appelé votre espace
quotidien.

C’est
donc avec le plus grand sérieux que je vous parle de la nécessité de jouer,
mais ce sérieux vous invite à la plus extrême légèreté, car sans légèreté il ne
peut y avoir de Jeu. Disons que c’est une légèreté sage, une légèreté pensée, une
légèreté consciente et illuminée et non pas une légèreté frivole et factice. La
frivolité néanmoins peut être un chemin vers la légèreté. Donc ne la négligez
pas, lorsque vous êtes vraiment trop sérieux : cela peut être une ouverture
vers le véritable sens du Jeu et vers la véritable légèreté de son sérieux.

Pourquoi
est-ce que je vous invite à jouer avec autant d’insistance, me
direz-vous ? Parce que, à présent, cette activité est peut-être une des
rares qui ait un sens dans ce que vous êtes en train de vivre – qui n’a plus
grand sens, excepté de faire continuer un certain nombre de structures dans
lesquelles vous avez coutume de vous insérer mais qui n’ont plus grand sens
malgré ce que vous pensez. Je ne vous tiens pas rigueur de ce que vous pensez,
naturellement, cela est même assez amusant – mais je n’ai pas à me moquer de
vous, car je vous aime.

Ceux
d’entre vous qui pratiquent certains arts que l’on nomme à ce que je crois
théâtre, clown, mime (et d’autres dont je ne sais pas les noms) ainsi que bien
sûr l’art de la musique, avez le privilège de pouvoir pratiquer le Jeu dans des
conditions exceptionnellement privilégiées. Pardonnez-moi cette
répétition : je sais qu’il n’est pas de bon ton dans votre langage de
répéter les mots, c’est assez amusant, j’avoue, mais c’est assez joli… Il est
d’ailleurs des gens parmi vous qui jouent avec les mots et je les tiens en
grand respect.

Je
crains fort d’être ennuyeuse et cela ne me ressemble pas. J’ai juste évoqué vos
arts du théâtre pour vous inviter à comprendre un petit peu mieux cet aspect du
Jeu (mais que je ne vais pas développer car je me lancerais dans des théories
qui là seraient réellement ennuyeuses au regard de qui je suis.) Sachez néanmoins
pour conclure sur le Jeu qu’il s’agit d’un outil extrêmement puissant, et que
je vous invite en toute légèreté et en tout amusement à méditer sur son sérieux
et sur son pouvoir, immense en certaines occasions, de créer ce qui doit être
et devenir votre nouvelle Réalité, dont vous êtes les seuls créateurs. Là est
la raison de mes propos.

 

Je
souhaiterais à présent vous proposer une petite cascade, une pirouette… La
pirouette ou le retournement est un des moments essentiels du jeu : il
s’agit, dans un mouvement qui accumule de l’énergie et qui met tout sens-dessus-dessous
pour retomber sur ses pieds, de créer une multitude de possibles à nouveau.
N’hésitez donc pas lorsque votre jeu commence à vous sembler ralenti ou
routinier ou ennuyeux, à vous lancer dans une pirouette qui peut vous faire
entrevoir une autre direction ou qui peut simplement vous amuser et peut ainsi vous
rappeler que vous pouvez retomber sur vos pieds. La pirouette permet de balayer
tout ce qui est ennuyeux et tout ce qui n’a plus lieu d’être. C’est un
mouvement cosmique que vous ne connaissez pas en astronomie, mais qui au plan
subtil existe et qui a toute sa valeur.

J’emploie
le mot pirouette pour vous amuser mais il s’agit davantage d’un retournement.
Vous pouvez donc jouer en arrière subitement lorsque vous regardez en avant, ou
à inverser votre parole ou votre mouvement : vous serez surpris de
constater à quel point cela peut nourrir votre jeu et votre création.

Je
m’amuse de penser que certains d’entre vous sont peut-être surpris ou ennuyés
de mes propos et en cela je rejoins peut-être la forme d’humour de notre
bien-aimé et vénéré Ashtir, que j’aime tant.

Sachez
que votre cœur – pour revenir à des sujets qui peuvent paraître plus « sérieux »
– a la capacité de se retourner. Il s’agit là bien sûr de se retourner vers
l’intérieur. Il s’agit également (lorsque les émotions existent et fonctionnent
encore), de se retourner dans des changements rapides de sentiments et des
changements de perspectives, et des changements de vibrations : car le
cœur est votre plus grand instrument vibratoire et la subtilité de ses gammes
est infinie. Votre cœur donc, malgré certaines apparences, est un grand
instrument de Jeu, car c’est lui qui vous guide : c’est la vibration de
votre cœur qui valide la joie et la qualité de vie de votre jeu.

Je
me réjouis, mes chers Enfants, chers créateurs, chers joueurs en puissance, de
ces instants passés en votre compagnie, et j’aimerais petit à petit vous faire
entrevoir de mieux en mieux les étendues infinies des possibles que vous pouvez
parcourir et rencontrer à mesure que votre conscience s’éveille et se déploie
dans le paysage des multi-dimensions qu’il vous est peu à peu donné de
découvrir, de connaître et pour certains de parcourir. Je vous bénis, je vous
adresse toutes les perles et les gouttes de Joie et de rire de la musique de
mes bénédictions, et de mon plaisir à pouvoir jouer avec vous, et à vous faire
jouer avec moi. Ainsi en est-il.

Je
suis Eloha, votre Mère Créatrice, et je vous dis à bientôt.

via
Christine Anne K. le 10/10/2010

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dont nous vous remercions, que leur contenu et leur forme soient
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