Les Neuf Amis Réunis Hoj ! – Récit

(NB fichier son de mauvaise qualité malheureusement, surtout les premières 15mn environ)

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Musique douce au rythme régulier…

Ainsi marchaient et parfois couraient les Neuf Amis.
Ils aimaient cela.
Cela les réjouissait de franchir ensemble ainsi quelques vallées, de voir défiler les arbres et les rivières dans leur Course à grands Pas – car leurs Pas étaient fort larges et leur vitesse vous la jugeriez, je pense, considérable.

Pour Eux c’était juste une Allure, qui restait confortable
Et où ils aimaient partager l’Effort ainsi en commun,
Le Rythme
Et l’Harmonie de rester groupés.

Musique délicate vibrante qui continue avec les paroles…

Parfois Quelqu’un Les voyait passer – naturellement.
Lorsque Je dis « quelqu’un », Je ne vous ai pas précisé qu’il ne s’agit pas de la Terre mais d’un autre Lieu où les corps sont un peu différents. Le paysage est un peu différent aussi. Mais bon vous pouvez comprendre : il y a un Paysage – il n’y a pas des Trous !

Et le Travail de ces Neufs Amis consistait justement à établir des Repères au long de leur Parcours mais c’était un plaisir en même temps, c’était comme un Jeu.
Cela n’avait pas le côté étouffant ou astreignant d’un travail tel que vous le connaissez.

Notes douces rythmées qui s’intensifient et accélèrent…

Et lorsque Quelqu’un donc les voyait passer, parfois ils remarquaient ce Quelqu’un parfois ils ne le remarquaient pas.
Ils étaient concentrés en effet sur leurs Pas, leurs Objectifs – et le plaisir des corps à effectuer cet Exercice. (la musique s’arrête)

Il arriva toutefois que l’Un de ces Quelqu’un prit une certaine importance.
Le Quelqu’un en question – est-ce que c’était un vieil Homme à barbe blanche portant une longue robe comme un Magicien ?
C’est possible. Cela lui irait pas mal…
Il avait un Bâton également.

Ce Quelqu’un donc avait un Pouvoir personnel qui lui permettait non pas de courir mais de se déplacer.. (vous diriez une sorte de téléportation mais c’est très anecdotique de parler comme ça, cela ôte beaucoup de charme à mon histoire)…
Donc ce Quelqu’un..
(Nous devrions lui donner un nom n’est-ce pas, mais ça n’est pas si important)
…Se fit remarquer de nos Neuf Amis car..
(Est-ce que c’était Lui qui jouait à Cela ou est-ce que par synchronicité ou par simple hasard Cela se produisait ?)
…Il se trouva de façon répétée et successive sur leur Parcours, en des endroits très différents.

D’abord il était Là, au bord de ce ruisseau devant lequel Ils sont passés en l’enjambant de leur Pas ailé.
Puis il se trouva le long de la route, celle qui était poussiéreuse sous le soleil et néanmoins agréable, et Là aussi ils passèrent devant Lui.
Puis voilà qu’il était de nouveau Là, à côté du petit étal de friandises tenu par une autre Personne au coin d’une ruelle – qui néanmoins était assez large pour laisser passer la Course de nos Amis…
– Là ils ne purent pas ne pas le remarquer car la ruelle obligeait à certaines précautions et à prendre soin de regarder autour de soi pour ne pas heurter je ne sais qui ou je ne sais quoi. –
C’est là que certains d’entre Eux eurent conscience que : ils avaient déjà remarqué sans le voir cet Individu auprès du ruisseau et sur la route – mais bon..!

Il apparut ensuite directement sur le Seuil de l’Eglise dans laquelle ils étaient obligés d’entrer pour effectuer un petit Rituel avant de continuer leur Course.
Il ne Les empêcha pas de passer
Mais ils ne purent pas ne pas frôler sa Présence à l’Entrée – car à la Sortie Il n’y était plus !

Musique douce au rythme cadencé qui va crescendo…

Ils continuèrent leur Course
Et voilà que  (la musique se fait très douce)
Au détour d’un Croisement ils Le trouvèrent, accompagné de tout un Groupe !
On aurait dit une famille, il y avait des gens un peu de tous les âges, des petits aussi.
Et ils tendaient tous la main comme des Mendiants mais avec un grand sourire !

Nos Neuf Amis étaient un peu embarrassés car dans leur Mode de Vie et leur Éthique il était important de donner quelque chose lorsque l’on rencontrait un Mendiant
– mais là il y en avait au moins neuf ou dix !…
Et comme ils étaient en train d’effectuer leur Course
-même si c’était d’un Pas pas trop trop rapide à ce moment-là-
Ils.. Ils furent déconcertés.
Se demandèrent s’il fallait vraiment s’arrêter pour donner, ou bien continuer la Course ?

-Cela fit trébucher Deux ou Trois d’entre Eux à vrai dire-
Donc ils s’arrêtèrent.

La musique ralentit puis s’arrête…

Alors ils se présentèrent au Groupe qui était là. Ils dirent :
« Bonjour. Nous sommes Les Neufs Amis Hoj !
Heureux de vous rencontrer. Pouvons-nous faire quelque chose pour Vous ?
Nous voyons votre main tendue… »

Alors le Plus Petit de ceux qui faisait partie de ce Groupe à la main tendue prit un Sifflet :

Un coup de sifflet vif et aigu…

– Hola ! Qu’est-ce que c’est que ça ?! –
Et il leur dit : »Vous devez Vous arrêter car mon Sifflet est plus puissant que votre Course ! ».

Il était si petit que c’était difficile de le prendre au sérieux
– Néanmoins son Regard était fort sérieux,
Son assurance était indéniable, sa tranquillité aussi –
Et son Sifflet, ma foi, faisait son Effet !

La main tendue n’avait pas été l’objet d’une Réponse
Mais les Neuf Amis décidèrent de sortir un petit Sou de leur poche, ou un petit Caillou de Cristal ou un de ces Objets qui ont du prix dans ces Lieux-là – et de les offrir avec Cérémonie et de tout leur Cœur à ceux-là qui étaient Là, la main tendue.

L’Homme à la barbe blanche ne disait rien.
Il faisait comme s’il faisait partie du Paysage.
Il n’évoqua pas du tout le fait que…ils s’étaient déjà croisés plusieurs fois auparavant.
Simplement son Regard était baissé.
Il était concentré apparemment sur le Sol ou peut-être sur ses propres Pieds.

Donc aucun des Neuf Amis arrêtés là ne put croiser son Regard..
(Car à présent la plupart d’entre eux l’avaient reconnu !).
Il y eut donc une certaine petite gêne, un certain flottement interrogatif…
Et lorsqu’Ils voulurent reprendre leurs Pas pour repartir ils s’aperçurent qu’effectivement Ils étaient arrêtés.
Ah Ah !

C’est alors que..!..

Rythme rapide d’un tambour…

 » Oyez-Oyez !  » – dit l’un des membres du Groupe qui avait exhibé lui un énorme Tambour. (On se demande même comment cet énorme Tambour était caché)
Et il se mit à chanter :

Chant grave accompagné du tambour…(qui s’arrête pour la reprise du récit)

Cela dura longtemps.
La nuit tomba.
Il continuait à chanter.
Et tout le monde s’installa pour faire un Feu – cela se fit tout seul, spontanément…

Les Neuf Amis ma foi s’étaient arrêtés.
Ils étaient quand même de Nature suffisamment sage pour accepter la situation et ne pas s’énerver…(un ou deux s’étaient énervés lorsque l’Arrêt se manifesta mais cela ne dura pas car ils se calmèrent très vite.)

Le Chanteur continuait à chanter.
Il avait une Puissance pour pratiquer la durée, tant dans son Chant que dans son Tambour, que Moi-même je n’ai pas : donc Vous remarquerez que J’ai arrêté.

Et la nuit se passa ainsi autour du Feu, avec ma foi quelques friandises qui étaient apparues – car n’oublions pas qu’ils étaient passés près d’un Vendeur de friandises beaucoup plus tôt et il se trouvait que le vieil Homme -peut-être?- en avait fait un stock, qui apparut donc.
Il y avait aussi quelques viandes grillées qui apparurent.
Enfin c’était un -finalement- un véritable Festin et les conversations allaient bon train…

Les Neuf Amis s’étaient enfin disons mêlés à tout ce Groupe qui semblait être une famille. Mais ma foi, est-ce que c’était vraiment une famille ?
Et le vieil Homme, Lui, continuait à regarder ses Pieds mais il était en même temps aimable et présent.

Voilà une étrange situation n’est-ce pas !

Lorsque les Étoiles -car il y avait des étoiles aussi en ces Lieux-là- furent en train de scintiller de leurs pleins Feux, les Neuf Amis regardèrent leur Constellation favorite de Neuf Etoiles.

Alors un Silence se fit.
Le Tambour s’arrêta, le Chant aussi.
Les conversations se turent
Et nous-mêmes Nous allons observer un léger silence pour nous harmoniser à tout Cela et comprendre ce que ces Neuf Etoiles vont avoir à communiquer peut-être…
Chhhut..!!..
Écoutons…

Silence

Un léger son vibrant…puis un autre…

Il y avait donc un léger Chant assez cristallin qui se faisait entendre mais par intermittence.. Car il était très subtil et lointain.

Les Neuf Amis, groupés, après avoir regardé un certain temps ces Neuf Étoiles avaient fermé les yeux et s’étaient mis en Méditation profonde.
C’était leur Habitude en ces cas-là car en effet ils étaient convaincus d’être reliés à ces Neuf Étoiles et leur Méditation leur permettait de confirmer Cela en eux-mêmes et d’honorer cette Connexion et de pouvoir ensuite partager peut-être
Ce qu’ils avaient pu avoir comme Intuitions, comme Révélations, comme Ressentis par rapport à ces Neuf Étoiles
Et par rapport à leur propre Groupe.
Cela était pour Eux important pour la Cohésion du Groupe.
..Chhhut !! ..(maintenant je me tais)…

Silence

Quelques petits sons vibrants encore…

 » Atchoumm !!  » fit soudain une Petite fille.
Quelqu’un d’autre se mit à ronfler « Rrrr…Rrrr… » .
Mais la Méditation se poursuivait et les autres Personnes, l’espèce de famille, peu à peu se couchèrent, s’endormirent comme ça autour du Feu sous les Étoiles – la nuit était assez douce.
La Petite fille qui avait eu froid avait une couverture de même que la plupart d’entre Eux.

Et le Cercle de nos Neuf Amis en train de méditer s’était mis à vrombir – oui !

Ça ne Leur était jamais arrivé.
Ils n’en prirent pas conscience tout de suite.
Le bruit de ce Vrombissement était fort discret.
Ils le ressentaient dans leurs corps, une bonne grosse vibration, mais le bruit également était perceptible.
Je ne saurais le reproduire avec certitude – d’ailleurs Je n’y suis pas autorisé.

Mais Ce dont Ils ne s’étaient pas rendu compte, car ils avaient gardé les yeux fermés,
C’est que le vieil Homme à la barbe blanche se trouvait à présent au Centre de leur Cercle..
– et il ne les avait pas dérangés-
Il avait encore opéré un Déplacement mystérieux – mais de petite Envergure…
..Et il était en train de tourner sur Lui-même.
Ses deux Pieds étaient très grands -même s’ils avaient l’air normaux- et lui donnaient une Faculté de tourner sur Lui-même avec rapidité, légèreté
Comme s’il rebondissait discrètement (…ça n’était pas un trampoline !).
Et plus il tournait vite, Lui, plus le Vrombissement des Autres était manifeste.

Voilà tout un Phénomène !

Tous les autres dormaient. Sauf le Tout-Petit au Sifflet – qui avait rangé son Sifflet mais qui avait très envie de le ressortir.
Il savait tout de même que s’il donnait un coup de Sifflet il allait de nouveau stopper Quelque Chose ou faire redémarrer Quelque Chose – donc il était partagé entre son envie de le faire et la conscience qu’il risquait de faire quand même une certaine Bêtise.
Il eut donc la Sagesse de se retenir – jusqu’au Moment où il n’y tint plus et, en oubliant complètement qu’il allait réveiller toute sa famille, pris dans une sorte de Transe il attrapa son Sifflet :

Sifflet vif !…

– Whaaa …!!
Les Neufs Amis disparurent immédiatement !
Ils étaient repartis à toute vitesse..

L’Homme aux cheveux blancs avait également disparu.

Les autres Membres de la famille se réveillèrent euh…comme-ci comme-ça, un peu forcément dérangés par le coup de Sifflet. Certains continuaient à dormir ou faire semblant, les autres grognèrent un peu, tout le monde se ré-enroula dans les couvertures.

Le Petit qui avait sifflé était un peu embêté mais il était heureux de l’avoir fait.
C’est ce qu’il confia à son Papa. Il lui dit :  » Tu sais, je vous demande pardon d’avoir fait ce Bruit mais j’ai le Cœur content, je pense que je devais vraiment Le faire. »

Ici s’arrête notre Rencontre avec cette étrange famille qui tendait la main et qui jouait du Tambour – et d’autres Bruits peut-être encore que nous n’avons pas eu l’occasion d’observer, là, dans cette situation-là.

Et les Neuf Amis Hoj (…toux de la canal…)
En difficulté sans doute (…toux encore…)
Se voyaient propulsés presque à leur corps défendant vers les Neuf Etoiles…
Ce qui n’était pas du tout du tout à leur Programme.

Ils ne couraient plus donc sur le Sol mais à travers les Airs dans une espèce de Courant Ascendant.
Ils restaient groupés. Ils maintenaient un Pas harmonique.
Mais ils se demandaient quand même ce qui allait se passer – Vous vous en doutez.

Il arriva que l’Homme aux cheveux blancs reparut une fois…
Deux fois…
Trois fois…
Quatre fois – au long de cette Course…

À la Quatrième fois il leva un bras quand il Les vit arriver de loin et il Leur dit :

(Coup de gong…)
 » STOP !! Vous n’irez pas plus loin !  »

Et Ils décidèrent effectivement de s’arrêter.
C’était tout à fait étrange car ils étaient dans le  » Rien du Tout  »
Il n’y avait pas de sol, il n’y avait pas d’arbres, il n’y avait pas de rochers pour s’asseoir
Il n’y avait pas de carrefour, de repères.

Ils étaient simplement à une certaine Distance
Entre le Sol qu’ils avaient quitté et les Neuf Étoiles
(qui étaient encore bien loin, disons-le)
Et cet Individu -à présent devenu assez familier mais dont ils ignoraient toujours le Nom- Qui leur disait « Stop » et Ils ne savaient même pas pourquoi.
– Et vous non plus n’est-ce pas..? –

Alors…

Chant doux mélodieux vibrant, avec musique
Court silence…

…Ils reprirent connaissance sur un Sol à l’ombre de quelques buissons.
Ils constatèrent qu’ils étaient tous là, tous les Neuf – et qu’une très belle Panthère veillait sur Eux.
C’était Elle apparemment qui avait chanté.
Ils étaient un peu étourdis puis constatèrent que le…
L’espèce de Sable qui était sur ce Sol ne leur était pas du tout familier.

Premièrement Ils ne savaient pas où ils étaient.
Deuxièmement ce Sol semblait ? ..Non pas se dérober sous leurs pieds ma c’était bizarre.. Cela ne portait pas comme ils en avaient l’habitude…
Ça s’effritait
Ça… C’était bizarre.

Il semblait insensé de chercher à entamer une poursuite de leur Course
D’autant qu’ils ne savaient pas du tout dans quel Monde ils se trouvaient.
Était-ce toujours la Planète dont ils venaient ? ..Était-ce tout à fait Autre Chose ?

Ils s’assirent donc en Rond pour méditer…
…La musique reprend en discret fond sonore…
Et ils appelèrent leur Esprit tutélaire nommé Hoj ! Celui-ci parfois répondait, parfois ne répondait pas…
(Il arrivait qu’il soit tout à fait disponible, et d’autres fois : Pfft !…c’était le silence – Débrouillez-vous…)

Mais là Il répondit.
Il leur parla intérieurement – « dans leur cœur » comme vous dites…
Chhhut !!…

Il leur expliqua donc succinctement mais clairement que la Personne qu’ils avaient rencontrée plusieurs fois Les avait effectivement mis dans un État qui leur avait permis de franchir plusieurs Espaces-Temps et qu’actuellement ils se trouvaient « débarqués » disons sur l’une des Neuf Étoiles – pas n’importe laquelle, Celle qui convenait..
Et que..?
.. Alors là c’était moins clair.
Quand ils partagèrent leurs Réceptions ça n’était pareil pour personne : l’Un avait eu telle information, l’Autre telle autre…

reprise de la musique, doucement

Même Moi je n’y comprends rien : c’était compliqué. C’était n’importe quoi !

Qu’est-ce que Ce Hoj ! avait bien voulu dire ?
Et la Panthère qu’est-ce qu’Elle en pensait ?

Elle chantait de nouveau…

Chant tendre, modulé, en musique…

…Et son Chant les endormit.
C’est alors qu’apparut…
– comme si auparavant il était juste caché derrière un buisson –
Devinez Qui ?
Non pas le vieil Homme aux cheveux blancs – eh non !
Mais le Petit qui avait le Sifflet… Est-ce qu’il avait toujours son Sifflet ?

En tout cas, là il ne le tenait pas à la main.
Il l’avait peut-être rangé dans sa poche ou alors il l’avait perdu.
Mais il s’avança à pas de loup…
Il alla se nicher contre la Panthère. Il semblait un peu perdu quand même…
Comment est-ce qu’il était arrivé là Lui aussi ?!

la musique reprend doucement

La Panthère reprit son Chant.

Chant en musique, toujours doux et mélodieux

Silence vibrant

Le Petit expliqua aux Neuf Amis qu’il devait Les conduire mais que pour Cela il avait besoin de leur Aide – et que grâce à Lui ils allaient pouvoir ensuite revenir, s’ils le désiraient, Là d’où Ils venaient.
– Et lui aussi ! (il ne voulait pas qu’on le laisse tout seul sur cette Planète hein !)

Ils Le suivirent donc.
Apparemment il savait très bien se repérer dans ces Lieux étranges.

Et passée la difficulté à marcher sur ce Sol étrange…
(Ma foi on y arrivait quand même mais d’un Pas un peu précautionneux et pas très rapide) Ils franchirent donc quelques Distances,
Croisèrent quelques ruisseaux asséchés, remontèrent quelques petites pentes, écorchèrent un peu leurs mollets dans les buissons qui étaient piquants…
Entendirent couler de l’Eau mais ne la virent pas.
Entendirent également quelques Animaux qu’ils ne virent pas non plus…

La Panthère marchait à quelque distance d’Eux, disons en parallèle
Mais Elle ne se mêlait pas à leur Groupe.

Finalement…

…quelques notes de musique…

Le Petit se tourna vers Eux avec un regard triomphant et leur dit :
 » HOJ !!  »

la musique s’arrête

…Et là apparut Quelque Chose de complètement différent !

Il y avait une foultitude et une myriade de Détails
Des Plantes, des…D’autres Plantes et encore d’autres Plantes et…
Et des Créatures et d’autres Créatures et encore d’autres Créatures
Et certainement des Choses qui étaient encore des Créatures.

Et puis c’était traversé par des Lignes de Sons et de Couleurs
Et des Lumières et des Fréquences
Et des Trucs qui passaient dans un sens
Et des Choses qui tourbillonnaient dans un autre sens et…
..Whaaa !!…

Les Neuf Amis restaient groupés.
Qu’est-ce qui allait se passer ?
Alors tout d’un coup le Petit leur dit :  » Allez-y, On chante :…HOJ !!  »

Et ils se mirent Tous Ensemble.
Ils prirent le Petit dans leurs bras.
Ils se groupèrent car ils sentirent que c’était le Moment de -peut-être ?…
(ça n’était pas sûr mais peut-être )
Se préparer à repartir vers Leur Planète.

Et ils se mirent à chanter Tous Ensemble
Quelque Chose que Je ne suis pas autorisé à Vous faire entendre
( sourire.. car sinon il vous « arriverait des Bricoles »..!)
Mais Cela mit de l’ordre dans Tout Ce qui était autour d’Eux.
C’était impressionnant.
Tout prit une Place cohérente, se rangea, s’aligna,
Forma une Sorte d’Architecture certes complexe mais complètement harmonique…
(Vous pourriez penser -dans votre système culturel- un Mandala très compliqué mais très très beau, et très plein de petit détails mais tous complètement à leur place avec les symétries, les rythmes et cetera)…

Et lorsque Cela fut accompli le Petit leur dit : « Maintenant !  »
Et il sortit son Sifflet.

Double coup de sifflet flûté…petit son vocal…

…Suspense !
Ils se réveillèrent tous les Neuf.
Où ça ?
Ils ne savaient pas où ils étaient mais ils reconnurent le Sol.
Ce Sol était familier. Leurs chaussures de Course étaient opérantes.

Ils regardèrent autour d’Eux : le Petit n’était pas là mais ils eurent la Conviction intérieure
-et ils la partagèrent- que tout allait bien pour Lui
Et qu’Il les remerciait d’avoir réalisé Tous Ensemble Ce qu’ils avaient pu réaliser
Avec ce fameux « Hoj ! » dont ils étaient si fièrement Porteurs sans savoir encore, jusqu’à ce jour-là, Ce que cela pouvait signifier en certaines Occasions et qu’ils venaient de découvrir Ensemble.

La Mission qu’ils avaient eu à remplir était accomplie
Et ils reprirent d’un Pas tranquille mais cohérent leur belle Course qui continuait à les faire avancer.

– Quant à l’Homme à la barbe blanche ?
Nous ne saurons pas s’il se représenta plus tard devant Eux car mon histoire s’arrête là…-

Je vous salue.
Au revoir.

trois notes finales

 

via Christine Anne K. le 31 aout 2015
Ces messages sont faits pour être partagés à condition cependant, et ce dont nous vous remercions, que leur contenu et leur forme soient intégralement maintenus et leur source dûment mentionnée : http://voixdelumiere.fr

-Merci de vos Dons co-Créateurs ! –

Bienvenue au Cercle de co-création n°16 les 26-27+28/09
« Relever le défi d’être soi-entier au sein de la matière vivante Hal T. »
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.

 

 

 

 

 

Sept Anges aux Trompettes Fières et Braves

écouter >

Sept Trompettes sont chantées l’une après l’autre

Que le Son de nos Sept Trompettes résonne infiniment
En ces Coeurs qui les entendent ou les perçoivent,

Ainsi soit il.

Sept Anges nous sommes,
Sept Canaux de Lumière et de Son.

Nous parlons d’une seule Voix, par simplicité, et cela est suffisant.
Mais nos Sept Voix sont bel et bien présentes,
Ainsi Les avez-Vous entendues, ainsi Les avez-Vous connues…
Ainsi Les connaitrez Vous certainement encore.

silence vibrant

Sept Trompettes fières et braves,
Sept Canaux de Lumière et de Sagesse.

Nous ne sommes pas les « Sept » Cavaliers de l’Apocalypse,
Mais il ya cependant bel et bien Sept Anges avec Sept Trompettes
Dans ce fameux et profond Récit Codé qui marque vos Mémoires,
Et qui fut dévoilé en son temps par Celui que vous appelez l’Apôtre Jean.
Nous Le connaissons. Nous Lui avons prodigué nos Voix.

Silence vibrant
Chant de la 1ere Trompette

La Première Trompette éteint sa Voix.
Ainsi se cloture une Partie de ce qui fait l’Ensemble des Voix perçues par ce Canal jusqu’à maintenant.

Il n’est pas encore temps de tout cloturer à cet instant
Mais Cela viendra très vite
Et la Seconde Trompette, dès à présent, va marquer également une autre Clôture :

Chant de la Seconde Trompette
Silence vibrant

Ainsi s’achève également un autre Pan de Ce qui avait été ouvert.

Ne vous attristez pas. Réjouissez vous.
Les temps changent.
Et certains Besoins, certaines Attributions cessent d’être ce qu’ils étaient.
Il y en a d’autres ensuite – ou bien dès à présent.
Qui se manifestent en toute Beauté,
En toute Évidence,
En toute Clarté.

Ce Canal qui porte -a porté- nos Voix, n’est pas la seule concernée
En ces Clôtures
Et Cela, également, doit Vous réjouir.

Vous avez entendu n’est-ce pas les Propos forts, réjouissants, maternels, joyeux
De votre Mère Céleste vous encourageant, n’est-ce pas
A marcher de votre propre Pas,
Et à faire de vos propres Actes
En toute simplicité de votre Maturité naissante.

Il est donc harmonique que tout cela se présente maintenant.

La Troisième Trompette à présent peut sonner, en toute limpidité
Et clôturer ce qui lui incombe :

Chant de la Troisième Trompette
Silence vibrant

.
…Resteront non-sonnées à cet instant Quatre Autres Trompettes pour la fin de la Clôture  D’ici très peu de temps, mais pas à cet instant.

Les Cavaliers s’élancent,
Les Apocalypses se terminent,

Les Fonds et les Bas-Fonds se trémoussent dans leurs agonies indescriptibles,
Les Joies secrètes se cultivent,

Les Éoliennes tournent, emportant les Lambeaux de la Voix des Vents,
Le Vent des Oeuvres tourbillonne,
Et n’épargne aucun Détail

Les Mers grondent et se retirent,
Les Poissons meurent et renaissent,

Les 108 Clefs continuent leur Danse,
Mais ne sont plus si nécessaires,
– Remerciez Les d’être ce qu’Elles ont été, et sont encore, à votre disposition.-

La Joie des Braves éclate comme Mille Trompettes,
Et le Soleil resplendit dans ses derniers Couchants et ses premiers Levants.

La Terre est votre Planète et Elle choisit ses moments
Pour exprimer et être Ce qui Lui importe.
Vous n’avez aucun Pouvoir humain sur Cela.
Ni Vous, ni ceux qui croient en avoir.

Silence vibrant

Sept Anges constituant, avec un Huitième, la Force et la Lumière de ce Canal,
De ces Travaux réalisés en toute humilité, et avec constance,
Sont appelés ainsi à former -après avoir ouvert- cette Clôture,
Qui à présent est le juste moment et l’acte nécessaire.

Le Huitième Ange n’a pas de Trompette, et il règne, simplement, par son coeur.
Lui, ne clôture rien, il demeure.
Il veille. Il assure ce qui doit demeurer.
Il ne sonnera pas de la Trompette,
Et il reste silencieux,
Mais il aime Ce qu’il a à être et à maintenir avec Soin.

Musique jouée – douce, tranquille, apaisante
Silence vibrant

Que soit en Paix Ce qui s’arrête…
Que soit apaisé Ce qui ne s’y attendait pas, ou s’inquiète…
Que soit en Joie Ce qui continue…
Que soit en Beauté Ce qui nait.

Et attendez vous à ce que les Quatre Autres Trompettes finissent à leur tour par faire leur Son et Chanter Ce qui définitivement -pour l’instant- se clôturera en ce Canal, et ailleurs.

Soyez en Joie,
Alleluia

 

via Christine Anne K. le 29 aout 2015
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Les Deux Faces du même Pôle – Récit

écouter >

musique mélodieuse vibrante et rythmée 

Savez-vous que Nous les Habitants du monde -lointain pour vous je pense- que nous nommons nous-mêmes le Fin-Fond de la Multitude des mondes car même à nous il nous semble loin – eh bien Nous, Nous possédons un Pôle qui est doté de deux faces.

la musique reprend en douceur et accompagne les paroles

Cela est arrivé après un certain Temps où il y avait deux Pôles – car généralement n’est-ce pas, il y a toujours un pôle plus et un pôle moins quelques soient les formes et les matières et les configurations…

Cela est arrivé donc il y a si longtemps que bien sûr je ne sais pas très bien. Mais nous connaissons toujours bien -nous les Habitants- cette histoire, car nous savons que peut-être un jour notre Pôle va retrouver cette double polarité et cesser d’être tel qu’il est actuellement pour nous.

Il paraît donc que cela avait commencé par une longue longue histoire de neige.

Je ne sais pas si la neige dont je parle correspond à la neige que vous, vous connaissez, je n’en n’ai pas la moindre idée. Mais la neige chez nous est un phénomène assez rare et qui nous occupe beaucoup lorsque ça arrive, car nous confectionnons alors des bateaux de neige et des châteaux de neige et des édifices nombreux et variés de neige, pour le plaisir de tous et pour l’édification aussi de nos enfants qui ainsi sous nos yeux et avec leurs petites mains apprennent aussi à réaliser ces grands projets…

…la musique souligne harmonieusement les paroles…

Il y eut donc, contrairement à ce qui était courant, l’arrivée d’une longue période de neige. Longue car non seulement il y eut le temps de construire beaucoup plus d’édifices que nos mémoires ne le concevaient ou ne le restituaient encore dans d’autres épisodes passés, mais également ces édifices se dégradèrent avec le vent, avec différentes causes. Et il est dit que certains eurent le temps d’en reconstruire de nouveaux en récupérant la neige des édifices précédents pour en recréer encore et encore d’autres…

Il y eut même alors des concours spéciaux, qui n’avaient pas eu lieu avant, car l’idée avait surgi finalement avec toutes ces possibilités que, pourquoi ne pas concourir à ce qui serait soit le plus beau, soit  le plus complexe, soit le plus musical, soit le plus simple, soit le plus original – que sais-je encore !?

Tout cela pour dire que cette période de neige fut extrêmement longue et que de ce fait, ceux qui habitaient notre monde en ce temps-là avaient commencé à perdre certains repères, disons des repères spatio-temporels dans leurs habitudes… En effet les lieux ne connaissaient plus leurs configurations habituelles du fait de cette neige prolongée. Les coutumes également en étaient affectées – puisque normalement la neige était quelque chose de très temporaire qui n’affectait pas tellement le cours de la vie sauf très brièvement, etcetera… Ils perdirent donc un certains nombres de repères et certains en perdirent le sommeil.

…quelques notes douces…

Ils se mirent dès lors, même la nuit, à réaliser des œuvres de neige – prétendant que le fait de les faire la nuit conférait à ce travail une qualité qu’il n’avait pas connu jusqu’alors. Il y eut même des concours d’œuvres faites la nuit. Car il est vrai qu’elles étaient à ce qu’on dit différentes, spéciales, et qu’elles méritaient de ne pas concourir avec les autres, celles du jour.

(soupir)… Nous avons dans notre monde un jour et une nuit, comme vous je crois.
Mais en ce temps-là, lorsqu’il y avait encore deux pôles, le jour et la nuit s’équivalaient à peu près à ce qu’on dit… (Je ne sais pas si c’est vrai car souvent lorsqu’on raconte des choses n’est-ce pas, avec le temps cela s’enjolive, il s’y rajoute de drôles d’idées…)

…encore quelques notes de musique…

Je ne sais plus où j’en suis.
…Je vous ai raconté toute cette histoire de neige et puis de concours et puis de jour et de nuit, et mon but est de vous raconter comment il est arrivé, selon notre histoire, que l’un des pôles disparaisse pour se confondre avec son opposé et ainsi donner deux faces à un seul et même Pôle.

bruit du hochet sur les paroles

 » Allons donc comment est-ce concevable d’avoir un seul Pôle qui a deux faces ? » me direz-vous, « c’est un non-sens !… »
– C’est ce que j’ai appris à l’école aussi mais chez nous c’est comme ça !

bruit rapide des graines d’un hochet

Ecoutez ce bruit !

...la vitesse et les frottements du hochet s’intensifient

…A travers toutes ces petites graines ou cailloux qui s’agitent vous pouvez bien sûr percevoir qu’ils se frottent entre eux, qu’ils se heurtent, qu’ils dansent, qu’ils chantent, mais aussi peut-être pouvez-vous percevoir que certains d’entre eux s’émoussent les uns contre les autres.

les graines s’agitent fortement

Eh bien c’est probablement ce qui est arrivé, selon certains analystes et raconteurs d’histoires de chez nous : c’est que à force de frottements…
Non : je me mélange. Il y a cette histoire de neige d’abord…!
– Enfin bref, je vais achever ma phrase : à force de frottements on dirait que l’un des pôles s’est abrasé. Il n’a plus pu avoir réellement sa place là où il devait être et il s’est rétracté vers l’autre – c’est l’une des théories…-

quelques petites notes de musique

Mais l’histoire de la neige est tout aussi intéressante car on dit aussi que lorsque cette période extrêmement longue de neige se termina, avec tout le bénéfice d’avoir pu créer ces innombrables projets architecturaux, constructions imaginaires, réalisations éphémères, réalisations de rêves et de visions pas tout à fait grandeur nature (mais on peut dire quand même un peu comme ça) la neige bien sûr finit par se résorber et le sol, les choses de l’environnement, avaient entre-temps perdu leurs couleurs et puis avaient perdu leurs cycles et leurs rythmes habituels. Et cela engendra un certain nombre de conséquences qui firent que un groupe parmi les Habitants de notre monde de cette époque-là décida d’affréter un vaisseau pour aller demander conseil aux Anciens d’un monde voisin. Ce monde voisin n’existe plus aujourd’hui mais il s’appelait Shontega, c’est comme ça qu’on le nomme dans nos histoires.

Ils affrétèrent donc ce vaisseau, et pour se rendre de la façon la plus pratique et directe vers Shontega ils allèrent installer sa base de lancement au niveau du Pôle Sud de ce monde qui est le nôtre, à cette époque-là lorsqu’il y avait ces deux Pôles.

Et l’on raconte que ce vaisseau bien sûr partit, mais ne revint jamais.
La raison étant que précisément ce Pôle Sud entre-temps avait disparu.

…la musique reprend en fond sonore discret puis plus rythmé

Toutefois certains membres de ce groupe réussirent à revenir par un autre chemin et c’est eux qui ont colporté cette tradition, cette histoire-là…
J’espère que je ne vous ennuie pas avec mes histoires de Pôles car peut-être vous demandez-vous où je veux en venir.

Je dois vous raconter cette histoire très chers Frères et Sœurs et vous allez comprendre.

Il y avait à cette époque en notre monde également un Peuple de Renards, je parle de l’époque où le deuxième Pôle se « fit la malle » pour venir se retrouver face à face en proximité avec le premier.

On raconte aussi une histoire d’amour et justement le Peuple des Renards y est impliqué. L’histoire est la suivante : une jeune fille s’était enfuie et avait rejoint le Peuple des Renards car -…ma foi je ne vais pas m’enliser dans les histoires sentimentales de ce Récit : sa situation familiale faisait qu’elle avait choisi de quitter les siens et d’aller rejoindre le Peuple des Renards !

Elle était bien sûr amoureuse.
Et lorsque son amoureux apprit qu’elle était allée rejoindre le Peuple des Renards il décida d’aller la chercher. Mais cela représentait un chemin extrêmement long pour lui car justement il y avait encore ces deux Pôles, et il fallait en quelque sorte faire presque tout le tour de ce que vous appelleriez une planète pour aller rejoindre le territoire de ce Peuple des Renards où sa bien-aimée se trouvait, à ce que l’on disait.
Et il était très pressé bien sûr de la retrouver puisqu’il était amoureux lui-même.

– L’histoire ne dit pas pourquoi elle, elle s’était enfuie, alors qu’elle était amoureuse aussi en principe. Je ne m’intéresse pas trop à ces questions sentimentales, personnellement.-

Il chercha donc une solution pour la rejoindre plus rapidement.
On dit qu’il adressa des prières spéciales aux Déités ou Divinités de cette époque-là pour éviter d’avoir à faire tout le tour de la planète et à passer par justement ce Pôle Sud qui était fort lointain et que, comme il était d’une famille de magiciens, il avait certains dons par rapport à l’exécution de ces prières, et aussi à des charmes qu’il.. – probablement qu’il avait appris de ses grands-parents et que peut-être il ne maîtrisait pas bien…

Toujours est-il que : il se débrouilla pour faire disparaître le Pôle Sud afin de pouvoir atteindre le territoire du Peuple des Renards et retrouver celle qu’il aimait !

Il réussit donc à faire disparaître le Pôle Sud en demandant effectivement que le Pôle Sud temporairement aille se fondre, se rejoindre avec le Pôle Nord peut-être – ou bien simplement en demandant que le Pôle Sud le laisse passer, je ne sais pas.
En tout cas il réussit à passer donc beaucoup plus rapidement que ce qui était normalement le chemin.

Et lorsqu’il arriva au territoire des Renards, ces derniers n’étaient pas contents de ce qu’il avait fait…

une musique vibrante accompagne de nouveau les paroles

Il fut donc condamné à rejoindre sa Bien-aimée d’une façon extrêmement étrange en passant par le Pôle Nord et c’est là qu’ils se retrouvèrent tous les deux et se perdirent dans un face-à-face amoureux, fusionnel, qui ne pouvait plus avoir de fin car une fois au Pôle Nord ils ne pouvaient plus en sortir – et c’est pour cela que le Pôle Sud n’est jamais revenu à sa place..!

J’aime assez cette histoire-là.

…la musique s’arrête

Ce sont donc très chers amis, les quelques histoires dont nous disposons pour mémoriser et en quelque sorte chercher à expliquer ce phénomène qui caractérise aujourd’hui notre monde.

Nous sommes habitués à cette situation et cela ne nous gêne pas.
Il se trouve de ce fait que dans notre monde plus rien n’a de polarités plus et moins comme généralement il y en a dans tous les univers… C’est un peu du cas par cas, et certaines matières effectivement ont adopté, par la force des choses, le système de polarité de notre monde, c’est à dire que : elles ont un Pôle à deux faces également et ça marche ! Les atomes tiennent, les molécules tiennent, les formes tiennent. (Je ne saurais pas vous donner d’explications scientifiques à cela car je ne suis absolument pas un scientifique.)

Au fait, je ne vous ai pas dit mon nom ! Tellement pressé de raconter mes histoires ma foi : je m’appelle Aloshan – et je suis un vieillard considéré comme porteur de mémoires et de traditions. Mais je suis à la fois un enfant car j’ai cette particularité également d’avoir deux polarités opposées réunies en un seul et même individu.

J’ai donc deux âges à la fois et je m’en porte très bien – cela ne se voit pas, je ne sais pas vous l’expliquer. Personne ne s’en rend compte mais tout le monde le sait… Je ne suis pas le seul d’ailleurs, nous sommes quelques-uns disséminés – et nous nous réunissons exceptionnellement de temps en temps pour faire des sortes de fêtes ensemble, fêtes rituelles – mais cela n’est pas mon sujet.

un peu de musique…bruit frottés du hochet

Ecoutez à nouveau !…Ecoutez la rondeur supposée et parfaite de ces petites formes qui s’entrechoquent sagement !… Eh bien chez nous cela n’a pas lieu.

Notre aventure pourrait se terminer là, mais à présent nous envisageons avec le plus grand sérieux, et des appuis scientifiques, que le deuxième Pôle s’éloigne du premier et reprenne une place plus conventionnelle.

Cela nous effraie !
Nous ne pouvons pas concevoir aujourd’hui que tout ce que nous avons mis en place puisse s’adapter, juste comme ça, à un tel changement.

Nous ne faisons plus de constructions de neige – car la neige a presque disparu et se manifeste, lorsqu’elle le fait, si peu de temps que nous n’avons pas la possibilité de mettre en route et d’achever ces constructions.

Alors certains d’entre nous espèrent que si par hasard il était vrai que notre deuxième Pôle reprenne sa place, nous reverrions alors ces périodes de neige et pourrions jouer à faire de nouveau ces constructions qui sont maintenant légendaires bien sûr pour nous… Nous avons des images toutefois qui les représentent et nous y sommes tout à fait attachés.

Nous craignons donc cet événement possible – et ma foi certains Éléphants de notre monde corroborent cette hypothèse en nous faisant comprendre qu’ils attendent eux-même cet événement.

silence

…Je vais vous chanter le chant qui s’impose pour moi à cet instant.

chant-mélopée lent et retenusecousses légères de hochet

J’entends quelque chose de différent : on dirait que cela ne roule plus de la même manière…?

…frottements légers des graines du hochet…

Est-ce qu’alors nous sommes en train de connaître cette réversion tellement crainte et attendue ?? ..Je m’interroge mais je n’aurai pas la réponse de sitôt car il nous faudra certainement constater de véritables changements pour être réellement informés et sûrs de cet événement. -Alors peut-être que toute la matière chez nous retrouvera ses polarités à deux pôles… Ce serait amusant mais qu’allons-nous devenir ?

Je souhaite, très chers Amis, pour clôturer peut-être mon histoire vous raconter enfin ce qui est arrivé, je crois, encore dans un autre monde, qui lui -tenez-vous bien- avait trois Pôles ! Il paraît que c’était très compliqué : car deux des Pôles étaient stables mais le troisième n’arrêtait pas d’osciller de-ci de-là et cela créait de grosses perturbations.

Les habitants étaient accoutumés (car n’est-ce pas lorsque l’on vit quelque part on s’accoutume toujours, ou alors on s’en va, mais quand on ne peut pas s’en aller on s’accoutume) mais ces oscillations créaient des instabilités… Je crois qu’elles étaient cycliques ces oscillations; et donc il y avait des coutumes, disons presque « saisonnières » par rapport à ces oscillations, qui s’étaient mises en place et qui donnaient un sens et un rythme à ce qui pouvait se vivre et arriver.

C’était donc un monde assez dansant mais tout de même très perturbé aux yeux d’un observateur extérieur. – Je ne sais pas comment ce monde s’appelait car il y a différents noms qui lui sont donnés. Ce n’est pas le monde de Shontaga dont je vous ai parlé en tout cas, qui lui était tout à fait je pense stable, et justement c’est pour ça que nos Anciens étaient partis consulter en ce monde-là.-

Le monde à trois Pôles dont je parle était beaucoup plus éloigné de nous.
Un jour on n’en n’a plus entendu parler.
Certains voyageurs s’y étaient rendus pourtant et avaient constaté cet étrange mode de vie… Je ne pense pas que c’était à la même époque que la fameuse histoire que je vous ai racontée de nos deux Pôles se réunissant face à face.

Enfin c’est tout ce que je connais comme histoires de Pôles.
– Un monde à quatre Pôles, cela existe peut-être mais je n’en n’ai pas entendu parler…-
Et lorsque notre deuxième Pôle retrouvera sa place -car il semble que cela soit tout à fait certain maintenant- peut-être que de nouvelles histoires vont fleurir à ce sujet..!

Je suis donc heureux de vous avoir raconté tout cela, moi Aloshan.
Car c’est un patrimoine auquel nous sommes attachés – et peut-être ( car certains d’entre nous ont peur de disparaître si le deuxième Pôle revient !) peut-être que donc si jamais nous disparaissions, ces histoires du moins seraient sauvegardées !
Mais je ne pense pas que nous allons disparaître, je suis sûr que non.

J’attends simplement avec curiosité et un peu d’appréhension : c’est naturel ma foi.
Qu’en pensez-vous ?

court silence

Je vais vous chanter encore avant de vous quitter ce qui s’impose à moi en cet instant.

chant rythmé et joyeux avec frappes des mains

Ce chant à ce qu’on dit serait très ancien et remonterait à l’époque dont j’ai parlé, où la neige venait rarement et où les deux Pôles étaient en place.
J’ai eu envie de le chanter car il me semblait très joyeux et important de le partager avec vous. Peut-être y trouverez-vous un certain intérêt ? Je l’espère…

Je vais vous saluer – et que nos histoires de Pôles se mêlent dans un patrimoine commun et que nos Bonheurs s’entrelacent !
Je me réjouis de cette rencontre et je vous remercie de m’avoir écouté, moi Aloshan de ce monde si lointain qu’il est lointain même pour nous dans le Fin-Fond du fin-fond des mondes.

Allleluia

 

 

 

via Christine Anne K. le 29 juin 2015
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Les sept mille Feux Allumés-Éteints Hidor – Récit.

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Jeux de hochet et petits sons vocaux et souffles

Que se passait-il là-bas ?
Qui étaient ces gens si nombreux ? D’où venaient-ils ?
…Ils avaient surgi sur l’horizon…

Une mélodie discrète accompagne les paroles du récit

Ils semblaient marcher, mais avec la distance et le vent on aurait pu dire qu’ils flottaient.
…Il y avait, vous savez, une espèce de mirage qui donnait un aspect liquide au sol…

Nous étions mon frère et moi assis dans les palmes qui entouraient notre logis…

– Ceci se passe dans un temps reculé, et si je vous le raconte c’est que je me sers de quelqu’un pour le faire. Car moi-même j’ai cessé de vivre dans cette histoire-là depuis bien longtemps, mais j’ai cette faculté de m’exprimer à travers la voix d’une autre personne parfois, justement pour raconter des histoires.-

…Mon frère et moi dans les palmes.
Notre sœur mangeait des petites noix (dont le nom m’échappe) et cela faisait un peu de bruit car elle cassait les coquilles…

C’est imprimé dans ma mémoire vous comprenez : tous ces gens qui marchaient en flottant dans le vent et le bruit des coquilles que ma petite sœur cassait, croquait.
…Et mon frère et moi nous n’avions peut-être pas très envie de jouer ce jour-là car nous sommes restés à regarder un bon moment.

Lorsque le soleil s’est couché, le sol n’avait plus l’air aussi liquide et devenait plus sombre. Nous aurions pu, pensez-vous, avoir peur – car il y avait vraiment un très grand nombre là-bas au loin. Nous n’avons pas pensé que cela pourrait être une armée, quelque chose comme ça. Nous étions innocents, généreux, simples.

Nous avons mangé notre pain du soir en regardant encore et…
Des feux se sont allumés. Beaucoup.
Cela faisait comme des étoiles sur la terre, sur les rochers, là-bas sur les montagnes.

la musique fait silence

Lorsque nous avons dormi il n’y avait aucun bruit bien sûr… Le vent soufflait encore. Je dis aucun bruit mais le vent était bruyant. Pourquoi est-ce que je m’en rappelle ? Parce que les palmes bougeaient avec le vent et qu’à travers leurs feuilles, on voyait justement tout ces feux, là-bas, loin dans le vent.

Je ne me rappelle pas le ciel étoilé car je ne sais pas si..? C’est curieux, je ne sais pas s’il y avait des étoiles dans notre ciel..
Il y avait bien sûr des luminaires, oui.
Car notre soleil d’aujourd’hui est peu de chose comparé à la quantité de petits et grands soleils qui sillonnaient notre ciel en ces temps-là.
Ils étaient toujours à l’heure… Je ne saurais plus vous dire comment ils s’appelaient ni vraiment combien ils étaient mais il y en avait à peu près quatre qui se levaient le matin -ça je m’en rappelle- et puis parmi ces quatre il y en avait un qui allait très vite donc il se couchait peu de temps après – enfin je ne sais plus. Les autres allaient moins vite…
Et puis il y en avait d’autres qui apparaissaient, mais à d’autres endroits sur l’horizon. Donc c’était tout un ballet – mais nous le connaissions.
Nous savions que justement c’était facile pour savoir l’heure, car s’ils avaient telle ou telle position ou si celui-ci venait d’apparaître sur un horizon ou si celui-là allait se coucher alors que tel autre était là, nous savions très bien quel était le moment de la journée précisément.

Ce qui permettait à ma mère de faire les gâteaux à un certain moment.
Car les Anciens disaient que selon la place des soleils, certaines choses se faisaient plus ou moins bien : il y avait un moment pour planter les graines par exemple, et puis pour faire les gâteaux il était recommandé de se placer dans une certaine configuration…

J’oublie de dire que certains soleils ne venaient pas tous les jours. Donc quand ceux-là se montraient, justement c’était peut-être justement un très très bon jour pour faire les gâteaux… Je parle des gâteaux parce que j’étais un enfant et que je m’en souviens.
Il y avait bien sûr d’autres tâches. Il y avait un soleil qui servait aussi quand le forgeron faisait les lames. Ça je le sais car mon père était un forgeron, et j’en suis fier.

chant-mélopée paisible accompagné de musique…

(soupir)
Eh bien figurez-vous que tous ces gens sont restés là où ils étaient et tous les soirs ils allumaient des feux. On finit par les appeler les sept mille Feux.
Vous imaginez le nombre que l’on pouvait voir, qui constellaient la nuit !?

Ce que mon père nous dit, c’est que certains d’entre eux étaient venus visiter un gouverneur car ils n’avaient plus de terres et souhaitaient qu’on les aide à trouver une solution.


la musique reprend en douceur avec les paroles…

Plus tard, on dit aussi qu’ils attendaient non pas pour un gouverneur, mais pour changer de Planète. Ils attendaient qu’on vienne les chercher paraît-il…

Mon frère et moi nous rencontrions quelques uns de leurs enfants, car lorsque nous courions pour jouer vers le désert eh bien nous en rencontrions, car eux-mêmes ils couraient vers nous.

Nous ne parlions pas la même langue. Et ils avaient des drôles de bouches…
Ça aurait pu nous faire rire mon frère et moi mais ça ne nous surprenait pas.
Il y avait d’autres enfants comme nous aussi qui venaient, des fois : personne n’a jamais ri de ces drôles de bouches.
Comment pourrais-je vous dire à quoi ressemblaient ces drôles de bouches ?..
Elles étaient ouvertes. Ils chantaient très facilement, comme si cette drôle de bouche avait envie de chanter beaucoup, souvent, tout le temps.

Je ne sais même pas si elle leur servait à manger car jamais je ne les ai vus manger.
Mais sans doute que lorsqu’ils faisaient du feu la nuit c’était pour faire la cuisine ? Aujourd’hui je pourrais me demander de toute façon comment est-ce qu’ils mangeaient, puisqu’ils restaient là-bas, à la limite du désert et des montagnes..
Le Peuple des sept mille Feux Hidor
(gros soupir).

Nous avions un âne, je l’aimais beaucoup.
Comme tous les ânes il était capricieux mais avec moi il était gentil et quelquefois j’étais chargé par mon père ou par ma mère de porter des choses vers le village dans les paniers sur l’âne.
Par exemple quand mon père avait une livraison de lames ou d’outils à faire ou quand ma mère envoyait des vêtements – car elle cousait des vêtements pour des gens, elle faisait de très jolies choses, elle était appréciée. Donc j’allais avec l’âne, et bien sûr au village j’entendais parler aussi de ces Gens des sept mille Feux.

Autant que je me souvienne il y avait juste peut-être une seule ou deux personnes qui était assez hostiles, qui ne les aimaient pas. Mais je n’ai jamais entendu parler de leur drôle de bouche, c’était à croire que les gens du village n’avaient pas été là où les enfants venaient – et que les parents de ces enfants…? Ah je me rappelle : ils avaient la bouche cachée quand ils venaient. Ils portaient de grandes écharpes et leurs bouches étaient cachées.
…Il y en avait qui parlaient notre langue, d’ailleurs.

Un jour, je me rappelle, ils ont donné un concert.
Les Gens des sept mille Feux ont donné un concert. Oui. Oui !.. C’était la nuit, je me rappelle parce que il y avait un grand feu… Et nous sommes venus nous et quelques personnes du village – et puis d’autres gens, je ne sais même pas d’où ils venaient. Des gens comme nous, hein, pas comme eux ! On aurait dit qu’ils avaient traversé la montagne spécialement.

C’était très joli ce concert, je me souviens : j’ai beaucoup aimé toute cette musique. C’était très merveilleux. Nous n’avions pas beaucoup de musique nous, là où nous habitions dans ce village… Mon père d’ailleurs dit, après, qu’il aurait aimé pouvoir fabriquer un instrument de musique, mais en tant que forgeron il… Il a essayé quelque chose oui – mais il n’a pas trouvé comment faire ce que nous avions entendu.

Et il y avait une femme qui chantait à ce concert. C’était grandiose, oui.
Nous n’avons pas vu son visage vraiment car il faisait nuit – et puis je pense qu’elle aussi elle avait un…une écharpe peut-être sur la bouche, je ne sais plus… Tout ça est très flou, c’est comme le mirage dans lequel ils sont arrivés : je n’arrive pas bien à me rappeler ni leurs visages ni leur façon de marcher ni…
Je me rappelle mieux les enfants. Nous jouions au ballon par exemple.
Et puis les enfants qui chantaient, justement – ils nous apprenaient des morceaux de leurs chants… Tiens, il y en un qui me revient, je vais essayer de le chanter :

une chanson-ritournelle, répétitive…
la musique reprend doucement

Je ne sais pas pourquoi je m’en rappelle mais j’aimais bien ce chant.
Je crois que ça allait avec un certain jeu qu’ils faisaient avec nous : un jeu avec une balle et puis on courait et puis il y avait des équipes, et puis on chantait ça à certains moments du jeu pour marquer peut-être une étape ou un succès, ou..? (..là j’ai oublié, je sais plus) ..Et je croyais que je l’avais oublié ce chant – mais voilà il est revenu !

…quelques notes vibrantes, régulières

…Et puis une nuit, nous avons vu que les feux avaient changé de place : ils étaient alignés d’une certaine façon. Et puis nous avons compris que ça faisait un grand cercle, car à partir de ce moment-là, toutes les nuits leurs sept mile Feux ont été posés dans cette forme-là.
Nous sentions bien que quelque chose se passait ou se préparait…

Quand nous voyions les enfants rien n’avait changé, et comme nous ne parlions pas la même langue nous n’avions pas beaucoup (petit rire) d’explications hein !

les rythme et intensité de la musique augmentent un peu

…Quand j’allais au village avec l’âne, les gens parlaient de ça.
Il y en avait qui disaient : « Vivement qu’ils s’en aillent ! ».
Mais il y en avait d’autres qui trouvaient que ça faisait marcher le commerce quand même, parce que : il se passait des choses entre les commerçants du village et puis le Peuple des sept mille Feux, je ne sais pas très bien quoi – ça avait l’air un peu mystérieux.
En tout cas ils n’achetaient pas de lames à mon père ni de vêtements à ma mère. Enfin je ne sais pas ? (Ou alors c’était un marchand qui leur revendait peut-être ?)

la musique reprend un rythme calme, puis mélodieux

Enfin : au village on parlait. Mais je crois que tout le monde avait un peu peur d’aller voir.
Il y a quand même quelques garçons qui sont allés la nuit plus près – et c’est eux qui ont dit que les Feux faisaient un grand grand cercle. (Car de loin on ne s’en rendait pas vraiment bien bien compte, si c’était un cercle ou pas ?..)

Un des enfants avec lesquels nous jouions souvent portait un bracelet en or, enfin en métal jaune – je dis de l’or parce que ça devait en être, hein ! (soupir) Et il était…
Il était beau, et j’avais beaucoup de respect pour lui. C’était comme un chef. Pourtant il était petit hein, comme nous… Mais quand il parlait, même si je ne comprenais pas ce qu’il disait, j’étais content… Quand on jouait à la balle ensemble ou à un de ces jeux avec des balles et des équipes et tout ça, j’aimais bien jouer avec lui – whaow !!

…On a même ri une fois tous les deux. On a beaucoup ri. Là j’arrive pas à me rappeler pourquoi mais ça m’a fait très plaisir et je m’en souviendrai toujours.

Et puis (soupir) la nuit on a commencé à voir que… (Enfin, moi je dormais bien sûr la nuit – j’ai vu une ou deux fois, et puis on m’a raconté) ..que les feux s’éteignaient, se rallumaient : ils n’étaient plus allumés tout le temps. Mais d’après ce qu’on disait ils s’allumaient à peu près tous ensemble, et s’éteignaient tous ensemble.

…chant fluide, dansant – avec accompagnement léger
silence vibrant…

Mon copain qui avait le bracelet en or -celui que j’aimais bien, je vous en ai parlé- un jour il est venu avec un drôle de caillou : il me l’a montré.
Il nous l’a montré, il avait l’air super-content ! Je me demande s’il l’avait pas pris en cachette parce qu’il était caché dans ses vêtements puis il l’a sorti pour nous le montrer. Ça brillait un peu.. J’avais jamais vu un caillou comme ça. Jamais ! J’en ai jamais revu après.
Et il nous a raconté plein de choses qu’on a pas compris mais heu.. je m’en rappelle. Lui quand il racontait quelque chose, vraiment on l’écoutait – et même si on comprenait pas on écoutait tout hein ! Et, il avait l’air.. Non seulement il avait l’air très content mais vraiment très content, et aussi un peu solennel – ouais !

Et…il ne nous a pas laissé prendre le caillou – parce qu’on aurait bien voulu le prendre un peu dans nos mains mais il n’a pas voulu, et puis les autres autour de lui non plus ils ont pas voulu. Donc on pouvait le regarder mais pas le toucher et puis à un moment, euh il a rangé le caillou et avec ses copains là ils se sont regardés. Ils ont rangé le caillou et puis ils ont décidé de partir. Ils nous ont fait des grands signes, en riant, comme ça…
On savait pas qu’on les reverrait plus, hein !

Ben on les a jamais revus. (la musique reprend…)
Parce qu’en fait le soir on a vu les feux allumés-éteints comme ça, comme depuis un moment. Et puis après il y a eu un grand grand vent – Je crois hein, c’est ce qu’on m’a raconté, parce que moi je me rappelle plus. Je me rappelais plus.. Un grand vent qui est arrivé : Grand grand grand Vent, avec beaucoup beaucoup de poussière !

Donc on a tout fermé dans les maisons.
Et le ciel a été tout obscur. Bon il faisait…il faisait nuit mais – heu, c’était comme une tempête de sable hein mais c’était autre chose, et heu…Voilà : ils étaient tous partis le lendemain !

– Alors ça c’est ma version, parce que, il y a bien sûr des gens qui ont vraiment cru qu’ils étaient partis sur une autre Planète et qu’on était venu les chercher. Il y a des gens qui ont dit que : ils avaient vu quelque chose – mais comment ? Ils ont rien vu : avec toute la poussière et le vent qu’y avait ils ont rien vu du tout, c’est pas vrai, pas possible.
Même ceux qui ont dit qu’ils avaient entendu quelque chose : pas possible avec le vent qu’y avait !

Ma mère elle a…(Ah, c’était un jour où elle faisait des gâteaux parce que le – après le vent, là, il y avait les soleils qui fallait pour que ça soit le jour des gâteaux.) Ma mère elle a dit en riant, en apportant les gâteaux, elle a dit : « Ah ben, ils ont tous disparu hein ! Peut-être que c’est le vent qui les a emportés ?! »

Après on est allé voir là où ils étaient installés, plus tard.
Et il y avait, heu il y avait encore toute la trace de leur passage parce qu’ils étaient restés quand même longtemps hein et les feux étaient encore construits, il y avait.. En effet il y avait un grand grand grand Cercle de feux – sept mille feux…

– Eh bien, je peux vous dire aujourd’hui que ce Cercle de sept mille Feux il chantait tout seul ! –
.. Bien sûr on pouvait raconter que c’était le vent, mais c’est pas vrai : il chantait !
Parce que j’ai même reconnu une fois la chanson que je vous ai chantée tout à l’heure..

– Et je sais pas si je vais oser vous dire ça mais (douce mélodie) j’ai un bracelet en or, là… Eh ben ce bracelet en or..! -Je vous le dis mais je sais pas si je l’ai déjà dit à quelqu’un-
(soupir) …Ben un matin je me suis réveillé : il était à mon bras, et j’étais super-content parce que j’avais l’impression que mon copain -celui qui avait la drôle de bouche et ..que j’aimais beaucoup- j’avais l’impression qu’il était venu pendant la nuit, qu’il était encore là avec moi. Et j’étais tellement content de le retrouver ! Tellement content qu’il m’ait parlé, dans sa langue que je comprenais pas !

Alors ce bracelet : d’abord je peux pas l’enlever parce qu’il est trop petit pour que je l’enlève. Il me serre pas d’ailleurs, il me gêne pas mais je peux pas – je peux pas le sortir de mon poignet… Je peux vous dire qu’il ressemble vraiment, complètement à celui que portait ce garçon ! Il y avait des petits signes, hein, sur le bracelet que lui il avait – je les avais vus : ben là aussi, c’est les mêmes ! (soupir)

Et c’est pas tout..! (soupir) Quand je fais du feu j’entends le Chant du Cercle des sept mille Feux dont je vous ai parlé. Où que je sois !…

la musique s’intensifie puis baisse, continue en notes mêlées aux paroles…

Je vous ai dit que j’ai cessé de vivre depuis longtemps et que je me sers des gens pour parler à travers eux. Alors bien sûr le bracelet vous ne le verrez jamais parce que je l’ai emporté avec moi… Je crois d’ailleurs que, quand je suis mort, quelqu’un a réussi à l’enlever de mon poignet – et donc ce bracelet il a continué à vivre si on peut dire.

Je peux même vous dire que je sais où il est- mais je ne vous dirai pas où, parce que j’ai compris que c’est un bracelet qui va exactement à la bonne personne… C’est exactement comme si mon copain, celui qui avait le bracelet et qui est parti -et qui me l’a donné comme ça pendant une nuit- c’est exactement comme si il continue à gérer le bracelet et à savoir à qui il faut le donner.

Vous me direz : « Comment tu as compris ça ? » Je le sais c’est tout.
Je le vois, donc je sais où il est, là, avec qui. Et c’est très bien, c’est la bonne personne… Tout ce que j’espère c’est que la personne qui a le bracelet elle peut aussi entendre le Chant des sept mille Feux – (soupir) ça, j’ai pas le pouvoir de le vérifier.
Ce que je sais aussi c’est que la personne à travers laquelle je vous raconte ça aujourd’hui, elle a pas le bracelet !.. Mais n’empêche j’ai confiance en elle. C’est pour ça que j’ai raconté des morceaux de mon histoire que j’avais encore jamais raconté avant.

…Ah, je vous ai pas dit mon nom : Romuald !.. « Romuald au Bracelet d’Or » bien sûr.
– Ah y en a qui ont voulu me le piquer à un moment hein, mais ils pouvaient pas. Il aurait fallu me couper le bras ! Personne n’a osé le faire, quand même… Juste, après ma mort : oui !

Moi Romuald je vous salue. Merci de m’avoir écouté, c’était un plaisir pour moi.

 

via Christine Anne K. le 18 mars 2015
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« Joies Exaltées de Haa » (Multi-Sources) : Féérie en ce Nouvel An – récit

Voici un Grand Cadeau pour nous tous qui a été programmé avec précision pour le soir du 31 décembre, navigant de fait ainsi sur l’Onde de Pensée collective et unifiée « naturelle » des Voeux de Nouvel An de notre Humanité conjointe – vous allez comprendre… Laissez-vous emmener, donc, dans les multi-niveaux de l’Evènement ci-dessous (Féérie, Divertissement, Extase ?) et dont cette fois Nous sommes décidément les acteurs !
…Bonne découverte et Heureux Nouvel An 2015  –  C.A.K

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un peu de musique vibrante

Holà ! …Amis Humains, où êtes-vous ?
Je vous cherche. Ecoutez-moi !
Seriez-vous si peu nombreux ? …Je ne peux pas le croire.
Entendez le Vent qui souffle et qui vous appelle..!
Il vous pousse : vous ne sauriez lui résister...

Il vous pousse en avant !
Ne reculez surtout pas, venez !
Holà !

quelques notes, hochet de graines, et un long son vocal

En voilà quelques-uns qui s’installent.
Mettez les petits là-devant oui. Oui, vous aussi !
Venez venez, il y a de la place pour tout le monde ! C’est grand ici, c’est immense, toute l’Humanité peut tenir, allez : entrez entrez, installez-vous !
Je souffle dans ma conque…

long son vocal d’appel…souffle

Bien…Nous commençons à le peupler notre chapiteau.
Entrez entrez !
Mon Cœur est grand comme l’Océan et comme la Multitude des Océans que vous n’imaginez même pas tellement elle est grande.
Mon Cœur vous contient tous ! Entrez entrez !
Entrez ! Et vous aussi là…Allez : les petits devant, les grands derrière, c’est mieux.
La dame là-bas elle a besoin de s’asseoir. Là : voilà ! Une belle place pour elle, elle le mérite !

petits sons vocaux brefs sur fond de musique

…Et voici que le premier éléphant entre. Majestueux, grandiose !
Il est, comme le veut la tradition chez certains d’entre vous, couvert de breloques.
Vous ne l’entendrez pas mais écoutez-le.
Admirez-le. Il est là pour vous !

une autre série de sons vocaux brefs

Il s’installe, voyez comme il se tient.
Je vois les petits dont les yeux brillent. Ils ne le lâchent pas des yeux.
Il est là pour vous mes Enfants, oui ! Il est là pour nous tous.

Aussi grand que soit mon Cœur, l’Éléphant lui-même a un Cœur aussi grand que le mien, sachez-le.

la musique reprend et accompagne les paroles

Quelques Jaguars sont pressés de se joindre à nous. Ne vous inquiétez pas, ils sont très très bien élevés… Mieux élevés que la plupart d’entre vous.

Et voici les Aigles… Si si – là-haut : regardez !
N’ayez pas peur, ils ne vont pas fondre sur vous, ils sont bien élevés aussi.

Les Serpents vous font-ils peur ? Nous pourrions les caser là aux pieds de certains d’entre vous, qu’en dîtes-vous ? ..Ou même sur vos épaules ?
Ah oui la dame là-bas, elle est d’accord. Mmm !
Êtes-vous charmeuse de serpents Madame dans une autre vie? – Non, même pas ! Elle a confiance la dame. Elle a raison.

Et voici quelques Ours.
Mmm, très polis aussi les Ours ! Ils ont même apporté du miel pour vous. Un grand-grand grand-grand-grand Rayon de Miel à partager entre tout le monde ! Est-ce que c’est imaginable ?
Mais oui : c’est réel !

Han ! Et le Phacochère, le voilà avec tous ses enfants… Et il fait un peu de bruit. Excusez-le, il ne pensait pas vous déranger mais il ne s’est pas rendu compte.
Là – vous allez bien pouvoir vous caser tous avec lui n’est-ce pas ? Oui !
…Est-ce que vous vous rappelez la Conférence des Oiseaux ? (*) Eh bien vous savez, ils étaient tous entrés..! Nous allons donc avoir en quelque sorte la Conférence de tous les Êtres vivants de votre Planète.
Il y a même l’Océan qui est là avec ses innombrables Créatures, y compris ses Créatures des Profondeurs que vous ne voyez jamais, que vous ne connaissez pas et qui sont si étranges à regarder.
– Comme par hasard, l’une est visible…

quelques notes vibrantes rythmées…
et de petits tapotis légers réguliers qui se poursuivent avec les paroles :

Un grand Silence est nécessaire.
Recueillement… -Vous aurez les rafraîchissements plus tard !-

Vous n’avez pas oublié n’est-ce pas que c’est le Soir du Nouvel An ?! – Hé oui !

encore des tapotis

Le plus beau Réveillon que vous puissiez connaître tous ensemble !
Multi-niveaux également…
Hé, il y a un petit groupe qui rigole là-bas en disant : « Il y a les visibles et les invisibles ! »
Hé oui..! Hé oui, on peut dire ça comme ça.
Vous, vous faites partie des visibles ou des invisibles, vous là ? – Hé oui, vous êtes des « visibles » c’est ce que vous croyez !
Eh bien maintenant : est-ce que la Féerie peut commencer ?

Cette Féerie…
– Ou bien est-ce un Divertissement tout simplement ?
Ou alors une Extase considérable..!?  A vous d’en décider. –
…Se nomme : les Joies Exaltées de Hâa. Et c’est une Représentation unique, à laquelle reconnaissez que vous avez tous été invités, accueillis.
Le Spectacle c’est Vous qui le faites, je crois.
Moi qui vous parle je suis simplement là pour vous parler.

Mais voici que les petits enfants qui sont là se sont déjà mis à danser et à faire leur petit « Pestacle » ou leur Grand Spectacle. Leur Joie est éclatante et leurs mamans se sont mises à danser avec eux. Les Papas aussi.
Bref ça fait du monde déjà !… Il reste quelques timides…

Ceux qui ont blagué sur les visibles et les invisibles, là : qu’est-ce qu’ils font ?
– Ah non, il n’y a pas d’alcool ici hein ! Ç’est pas…C’est vraiment pas utile.
Ça serait même une sorte de faute de goût, franchement ! –
(Ils viennent de s’apercevoir que leurs canettes de bière contiennent quelque chose qui n’a pas du tout la saveur, et le reste)… C’est pourtant très bon ce qu’il y a dans vos canettes de bière maintenant : c’est meilleur. Ça vous fait beaucoup de bien de le boire !
Ah du coup, tiens…Partagez, oui !
Offrez-en à tout le monde !.. Mais voilà, oui !

Aah…Un peu de musique ?

petite séquence musicale (au balafon)

Le Bal est immense.
Les jaguars dansent avec les dames, les lions et les tigres s’occupent des oiseaux.
Les éléphants occupent le terrain pour que les serpents puissent jouer avec les enfants. La cohorte invisible mais très présente des nombreuses créatures que vous ne voyez jamais mais qui sont là, s’amusent à entrelacer leurs pas et leur pensées avec les vôtres, à vous qui croyez être visibles. C’est très amusant !

La Boisson, comment s’appelle-t-elle cette Boisson ?.. C’est à vous de la nommer. … »Ambroisie » ? – Pourquoi pas !
– Mais l’Ambroisie ça n’était pas un peu alcoolisé, non ? Personne ne le sait ?..
Bref, cette Boisson circule et vous rend : les joues roses, le sourire joyeux, les yeux pétillants, la joie fleurie… Cependant elle ne vous alourdit pas n’est-ce pas?

 

Voici qu’à présent entre dans cette Assemblée, le Roi.
Quel Roi ? Il y a un Roi ? Chacun de Vous est le Roi.
Et si je vois que le Roi entre, c’est que Chacun de Vous est le Roi qui entre.
C’est comme si vous avez laissé dehors votre Roi, mais que ça y est vous pouvez L’endosser, L’être, Le porter, Le manifester, Le rire, Le jouer..!
Le Roi est là.
Il est heureux. Il est plénipotent.
Son regard balaye tout l’horizon avec joie et certitude.
Il est bienveillant, il aime.
Il attend la Reine.

– Pourtant la Reine aurait pu entrer en même temps que lui ou même avant lui – et peut-être qu’elle se pomponne un peu… Quelquefois Elles sont en retard comme ça pour des broutilles.-
Où est la Reine ?

Mmmmmmm !   Voilà qu’Elle arrive ! – Nous comprenons maintenant pourquoi elle avait un peu de retard…-
Mais quelle Splendeur cet attelage !
Ce Déploiement de mille Beautés qui tournoient et chatoient autour d’elle et la mettent en valeur, avec lesquelles sa Grâce se manifeste encore plus abondamment !
Elle rayonne d’Amour, de Beauté et d’Intelligence.
Bien sûr la Reine, c’est chacun de vous la Reine. Il n’y a pas d’exception.
La Reine a pris la main du Roi et d’un Pas conjoint, royal, ils s’avancent et se tiennent – Heureux, nobles et fiers. Humbles et bienveillants, posés. Royaux.

Bien !
Qui parmi vous a oublié de faire son entrée de Roi et de Reine ?
Y a-t-il des oublieux, des timides, des frustrés, grognons qui se dissimuleraient dans un coin, ne voulant pas jouer ? Y en a t’il ?..
Attention car les petits singes qui sont là vont vous trouver si vous vous êtes cachés ! Montrez-vous !
Ah ça y est je les vois !.. Hé bien voilà, eux aussi : Roi et Reine tout simplement.

La musique reprend et continue avec les paroles

Ce qui est très magnifique -et je me permets de le souligner !- c’est qu’il y a en même temps tous ces milliers et milliards de Rois et de Reines et seulement UN : Un Roi et Une Reine !
toux impromptue
Je tousse pardonnez-moi.
C’est que j’ai oublié l’Enfant !… Mais Lui, il arrive un peu après, c’est naturel.

Car, dans les Joies Exaltées, l’Enfant bien sûr est Celle qui surpasse !
Celle qu’on attendait – mais qu’on n’attendait jamais aussi extraordinaire que lorsqu’IL arrive véritablement..!

Voici donc que l’Instant où l’Enfant peut faire son entrée approche.
Il faut que tout le monde soit prêt.
Chacun de Vous, Chacun de Vous est cet Enfant.
Soyez prêts ! Vous devez être le plus beau, le plus surprenant, le plus attendu et inattendu. Dépassant toutes les Espérances, produisant le Miracle de sa Présence..!

Chacun de vous est Cela dans un instant. Il faut que tout le monde soit prêt pour que Cela arrive – et en même temps lorsque l’Enfant arrive il surprend : car même si il est attendu, même si il est en gestation, même s’il est en naissance, l’Instant précis où vraiment IL est arrivé surprend – soit il arrive trop tôt, soit il arrive trop tard, soit – etcetera..!
…Donc nous sommes tous suspendus à cette Entrée.
Est-ce qu’elle tarde un peu ? Est-ce qu’au contraire elle se précipite ?
Est-ce que nous sommes vraiment prêts à l’accueillir de toute notre Joie, notre Responsabilité, la Beauté que Nous sommes et que Nous lui offrons ?

Aaaaahhh ! Je sens que ça y est IL est là ! …Est-ce que vous Le sentez ?
– Est-ce qu’IL est arrivé complètement ?
Est-ce que rien ne lui manque ? Est-ce qu’IL a tout ce qu’il faut ? –
Est-ce que votre Cœur reconnait le Sien ? Est-ce que Chacun de Vous se reconnait être cet Enfant si merveilleux, si unique, si splendide, si plein de Promesses, si parfait, dans l’instant même où sa venue est certaine, manifeste, claire et visible !?
– Oui !!

Nous offrons cet Instant mes Très Chers à l’Ensemble que Nous sommes – que Vous êtes Tous les uns avec les autres, parmi les autres. Vous qui ne faites qu’UN tout en étant cette immense Multiplicité réunie dans la Vastitude de mon Cœur et de celui de Chacun.

Je vais vous chanter un peu Ce qui se produit en moi :

Long chant tranquille et simple, enveloppant…

.
Le Soleil s’élève, apparaît sur un Horizon que vous connaissez, mais qui cependant est neuf en cet Instant-là car l’Enfant que Vous êtes – ainsi que le Roi, que la Reine…
Que le Sage, que le Prophète, que le Mathématicien, que le Musicien, que le Gardien des Troupeaux, que le Chanteur et le Gardien des Fleurs, et bien d’autres encore que Vous êtes, Tous voient ce Soleil comme pour la Première Fois.
Car la Venue de l’Enfant Vous transfigure dans tous ces Aspects-là pour vous ramener à cette seule et unique Essence qui permet Tout, qui vous offre Tout.

Et c’est le plus beau cadeau que vous puissiez partager Tous Ensemble
En cette immense Assemblée où je vous ai réunis par mes quelques paroles,
Par la Joie de vous faire venir, et par l’Immensité offerte par la Capacité de mon Cœur qui n’est autre que Celle du Vôtre.
– Mais ça il y en avait parmi vous qui l’avaient oublié.-

Le Soleil donc s’élève.
…Je n’ai pas grand-chose d’autre à vous dire car j’aimerais à présent vous laisser ensemble dans cette intimité entre Vous, avec Vous, parmi Vous…
Moi j’ai fait mon travail : je vous ai rappelé que vous deviez et pouviez vous réunir.
Je souhaite à présent prendre ma flûte quelques instants
Et puis peut-être m’éloigner pour Vous laisser entre vous.

Chant de flûte joyeux, léger

Jouez bien ! Soyez bien.
Ensemble, Tous Ensemble !
Rappelez-vous ces instants !
Ne mollissez pas devant cette journée et cette année qui commencent
Car vous êtes les Rois, les Reines et les Enfants Princiers de Votre propre Essence partagée.

Je vous salue, Moi qui n’ai pas de nom.
Vous pouvez m’appeler de tous les Noms qui vous plaisent : je les accepte tous sans exception
Car je crée, j’englobe, je fais, je disparais.
Je suis toujours là, j’aime, je reçois, je donne.
Je produis, je détruis aussi.
Cela est mon Privilège et mon Jeu, mon Essence
Et je m’incline devant la Beauté Infinie de la Création dont je ne suis qu’un petit rouage Juste à ma Place durant quelques petits Instants de Vie.
Je Vous salue.

Alleluia.

via Christine Anne K. le 31 décembre 2014
Ces messages sont faits pour être partagés à condition cependant, et ce dont nous vous remercions, que leur contenu et leur forme soient intégralement maintenus et leur source dûment mentionnée : http://voixdelumiere.fr

Grand Merci pour vos dons co-créateurs (clic)
et joyeux nouvel an à chacun ! 

 

(*) La Conférence des Oiseaux (titré aussi « le Langage des Oiseaux ») par Farid Ud’din Attar – fameux texte poétique soufi existant en nombreuses éditions.. NdR

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Les 3 Faces de l’Un et le Tout-Offrant – Récit

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Coups de gong et frottés légers se mêlent à quelques notes de musique.

Et le Livre s’ouvrit.
La page est marquée.
Le Chant qui s’impose tout d’abord, le voici :

Long chant mêlé de quelques frottés de graines

L’histoire est longue dès lors que cette page s’est marquée et imposée.
Mais nous allons la résumer – si c’est possible, car après tout elle est belle.
Et ses nombreux détails ne font que la parer.

Voyons donc :
Un jeune homme se présente. Il s’appelle Roffa ‘Dz.
Il est là, les bras ballants, il attend que l’Histoire commence…

Mais il marche, avec un petit pas de danse de temps en temps, et il espère ainsi se rendre vers une Bien-Aimée qu’il ne connaît pas encore beaucoup mais qui excite son imagination et fait vibrer son cœur très fort – cela le surprend, même.

Roffa court presque !
Roffa se réjouit, face aux étoiles, au soleil, à la Beauté qui l’environne sur la route poussiéreuse parmi les montagnes…
Les rivières chantent.
Sa route est longue car la Bien-aimée en question n’est pas proche.

– Elle est même ridiculement loin : le mot « ridicule » est là, dans le livre… Car en effet quel sens cela a-t-il vraiment de chercher à rejoindre pour un coup d’œil timide et hardi une Bien-Aimée qui soit si loin ?!

Roffa lui le sait.

Quelques notes de musique, qui se poursuivent avec le récit :

Il n’est que Certitude en lui.
…Et lorsqu’il rencontre un Lion, il s’exclame :
« Laisse-moi passer Ô Lion, car je suis dans l’attente de parcourir ce long chemin pour aller voir cette Bien-Aimée dont j’ignore encore le prénom ».

Le Lion est impressionné, et lui cède le passage. Mais lui dit quand même :
« Je pense qu’elle s’appelle Mélie ».

« Ah bon -dit Roffa- ..Mélie ? »
Il s’arrête :  « Mais comment le sais-tu ?».
Le Lion lui répond : « Oh c’est facile : je lis dans ton cœur, voyons ! ».

Et le Lion s’éloigne d’un pas nonchalant et lourd.
Il aperçoit sa Lionne au loin. Il la chérit.

La musique se poursuit

« RRRoâ… » dit le Lion, tendrement, en approchant sa Lionne Bien-Aimée qui allongée dans la poussière, le regarde de la profondeur de ses yeux jaunes, aimants – et mystérieux.

Elle lui dit simplement : « Tu aurais dû dévorer ce jeune homme ! ».
Et le Lion lui dit : « Mais non. Mélie m’a arrêté ! …Mélie est la Beauté parfaite vers laquelle il court. Je ne peux pas arrêter cette course comme ça ! »

Et la musique se poursuit…puis s’arrête.

La nuit tomba, bruissante, murmurante, chaude, peuplée d’une Vie qui n’appartient qu’à elle – où les insectes courent et se roulent dans le sable, les plantes frémissent attendant la rosée du matin… Et les roucoulements des oiseaux de nuit qui font bouffer leurs plumes dans la pénombre…

Le Lion et la Lionne contemplent un certain temps la Lune avant de s’assoupir quelques instants – pour aller chasser ensuite à pas feutrés dans les herbes hautes où le Vent joue également de ses Chants…

…Le jeune homme, lui, n’est pas fatigué.
Il s’est assis auprès d’un arbre quelque temps pour se reposer un peu et manger (car il n’a pas oublié de prendre des provisions).
Puis il est reparti, exalté !
La Beauté de la Lune amplifie son exaltation. Il est fou..!

La musique reprend et se mêle à ceci :

– La page du Livre ne dit pas comment il a pu rencontrer cette Beauté lointaine vers laquelle il se rend avec tellement de passion. Nous ne le saurons sans doute pas…-

La musique continue, seule

– Ensuite il manque une page…

La musique s’arrête

…Est-ce volontaire ou est-elle partie par accident ?

La musique reprend avec le récit

Ma foi, cela n’est pas indiqué !-
…Mais nous retrouvons notre jeune homme Roffa auprès d’un moine.

Il s’avère qu’il n’a pas pu rencontrer sa Bien-aimée – Toux
Soit il a été mal aiguillé, s’est trompé de destination ?
Soit tout simplement il ne l’a pas trouvée là où il pensait la trouver.
Et pourtant il a cherché…
– Ce n’est peut-être pas une page qui manque : c’est peut-être deux..-

Toujours est-il que, non pas le cœur brisé -car il espère encore- mais disons : ayant acquis un peu de maturité sur la route à présent, il a fait halte auprès de ce moine (dont nous ne savons pas non plus comment il l’a rencontré). Ce moine porte une capuche.

Fond sonore rythmé pendant la suite du récit

Le jeune homme le regarde.
Le moine se sent investi d’une certaine autorité parce qu’il est moine.
Et de ce fait il pense qu’il est naturellement plus sage que le jeune homme qui est en face de lui. Il le regarde donc d’un air bienveillant, tranquille.
Il l’a invité pour la nuit dans son refuge. (Est-ce que c’est un ermite ?.. A mon avis, il fait juste une petite retraite, il n’a pas l’air d’un vrai ermite).

Et il dit au jeune homme : « Sais-tu, Roffa, que derrière cette porte, là, si tu le mérites, tu pourrais contempler les Trois Faces de l’Un ! ».
Il n’en dit pas plus.
Il est content d’avoir dit cela… Il attend de voir quel effet vont produire ses paroles hautement significatives et hautement mystérieuses – dignes d’un Moine tel qu’il est !

Roffa baille parce qu’il est fatigué et parce qu’il a bien mangé, et répond au moine : « Je ne sais pas très bien de quoi tu me parles. Je sais que la face de ma Bien-Aimée occupe mon esprit comme une obsession et que ces Trois Faces de l’Un dont tu me parles ne m’apparaissent pas comme quelque chose de plus important…Mais peut-être, ajoute-t-il, ne suis-je qu’un ignorant. Auquel cas je m’inclinerai devant ton savoir « .

Le moine savoure cette réponse.
Il ferme les yeux, il sourit, les mains croisées sur son ventre.
Il prend une inspiration, tranquille, et dit au jeune homme : « Bien. Je te propose de méditer un peu là-dessus. Car sache que les Trois Faces de l’Un sont un cadeau que tu ne rencontreras pas une autre fois dans ta vie…. Et s’il advient vraiment que la pensée de ta Bien-Aimée te détourne de ce cadeau merveilleux, tu devrais y réfléchir à deux fois.
Je te laisse donc méditer cela… Passe une bonne nuit, je te verrai demain ».

Le moine va donc très certainement se coucher – car j’avoue ça n’est pas dans le texte, mais je peux vous le dire car il y a une petite bande-son de temps en temps : on l’entend ronfler au bout d’un moment – Rrr.., rrrr…, rrrrr.. (et même pire que ça, c’est un moine dont le sommeil est franchement bruyant.)

Long chant en langue stellaire interrompu par de petits coups répétés

« Quels sont ces coups qui ont interrompu la chanson?!
C’était la voix de ma Bien-aimée, se dit Roffa. J’en suis sûr !
Comment a-t-elle fait pour chanter d’aussi loin ? Moi qui ne l‘ai pas trouvée, moi qui l’ai cherchée ! Elle ne s’est pas montrée, ou bien elle n’a pas su que je venais, ou bien elle était vraiment ailleurs !.. Et voilà qu’elle chante pour moi ! Et quels sont ces coups qui ont interrompu son chant ?
– Peux-tu te remettre à chanter si tu t’appelles Mélie? …Ou si tu ne t’appelles pas Mélie ?
…Je t’écoute !!! »

mêmes petits coups répétés

« J’attends que tu chantes, s’il te plaît ! Si tu savais comme mon cœur est comblé de t’entendre ainsi ..!»

Le chant reprend
Raclement de gorge

La voix s’arrête.

« Aah !» Le jeune homme soupire.

 petits coups répétés encore

« Quels sont ces coups ? » Il regarde autour du lui.
Le moine a cessé de ronfler, heureusement.
Le silence de la nuit est riche de bruits silencieux mais très présents.
Aussi le son de ces coups est très porté par ce tapis de silence si habité.
Et la voix qui a chanté l’était également.

« Oh s’il te plait, chante encore ! »

quelques coups répondent

« Pense aux Trois Faces de l’Un » -lui répond la Voix-
« Car le Chant n’est pas celui de qui tu crois. »

 encore des coups répétés

Roffa est très perplexe.
Des sentiments se heurtent en lui : tristesse, incompréhension, joie en même temps, curiosité, lassitude… Il hésite à repartir immédiatement ou à se coucher.
Puis il pense aux Trois Faces de l’Un et à la porte que le moine lui a montrée.
Elle est là, cette porte, un peu dissimulée… Le genre de porte que l’on ose absolument  pas aller toucher car, derrière, il y a forcément quelque chose d’impressionnant. C’est tout à fait saisissant..!
Mieux vaut l’ignorer.

Le Chant reprend… puis encore les coups

Roffa se demande si la nuit va pouvoir être suffisamment tranquille.
Car ce Chant le trouble énormément chaque fois qu’il recommence; et puis les coups qui l’interrompent non seulement le rendent un peu nerveux, mais lui donnent aussi un sentiment d’inachevé…

Le Chant est inachevé, bien sûr – mais il sent qu’en lui-même un certain inachèvement le taraude tout d’un coup.
Et voilà qu’il se met à réfléchir et à penser à ces Trois Faces de l’Un dont il ne comprend même pas très bien ce que cela signifie véritablement…

La musique reprend, se fait de plus en plus forte, pour se terminer par des coups

– Un bout de page est arraché…-

…Un deuxième moine apparemment est entré – comme ça en pleine nuit, pour se réchauffer. Ou parce qu’il est arrivé.

Toux

Est-ce que c’est le moine qui a toussé ou c’est Roffa ?
A moins que ce soit la Voix qui chantait..? Je ne peux pas vous le dire.
– Le deuxième moine est allé s’allonger auprès du premier…-

Musique

Toutefois avant de s’allonger, il a regardé le jeune homme, Roffa – Roffa ‘Dz.
Et lui a dit avec beaucoup de compassion et de véritable bienveillance : « Jeune homme, tu as la chance en cet endroit d’avoir devant toi la porte qui permet de contempler les Trois Faces de l’Un. Sache-le et médite cela ! Je te souhaite une bonne nuit. »

La musique reprend et se mêle au récit

– C’est donc ce qu’il a dit avant de se coucher auprès du premier moine ! –

La musique continue et s’amplifie pour finir par un grand bruit

Un grand bruit émane à présent de derrière la porte ! – vous venez d’en entendre un échantillon –
Apparemment les deux moines dorment très bien.
Et le jeune homme, ma foi, semble être dans une forme d’extase ou de transe où la pensée et le tourbillon émotionnel relatifs à cette Bien-Aimée s’entremêlent avec ce qui le trouble dans l’instant, là où il se trouve – cette Voix, ces coups frappés, cette porte, ces bruits qui après la Voix se manifestent et cette insistance à lui faire comprendre que les Trois Faces de l’Un, c’est là – alors qu’il n’a rien demandé (…ça c’est moi qui l’ajoute).

La musique reprend toujours de plus en plus forte

Mais quel vacarme !!!

La musique se poursuit, tonitruante, puis s’arrête.

Roffa n’a toujours pas osé s’approcher d’un millimètre vers la porte dont nous avons déjà parlé.
Il est un peu intimidé aussi par la présence des deux moines.
Il a peur d’être observé. Il n’ose pas s’en aller. Il n’a absolument plus sommeil.
Il décide de prier. Pour demander conseil sans doute (ça c’est moi qui le dis aussi).

Long chant lent et mélodieux accompagné de quelques notes de musique sur la fin

Cette fois, il est de toute évidence éclatante que la Voix vient de derrière la porte !

– Est-ce que je tourne la page ?..Oui, on y va ??-

-le bruit d’une page qui tourne-

Roffa s’est approché de la porte…

reprise des coups répétés, avec quelques notes de musique entre les séries de coups

…Cette page-là est glissante.
C’est comme si vous partez du haut de la page : y a le texte – et puis  Zzzzuit ! vous arrivez en bas !.. Impossible de lire les lignes autrement qu’avec cette glissade.
Donc je ne peux pas vous dire ce qui est écrit mais, arrivé en bas :
…Roffa a passé la porte.
(Comment il l’a ouverte, comment elle s’ouvrait, quelles émotions, quels sentiments, quelles résistances-tout-ça a-t-il traversé? Facilité, difficulté, bruits? – Rien du tout : elle est ouverte !..)

La musique reprend et continue très doucement pendant la suite du récit

 

Derrière la porte -et c’est très surprenant- c’est un immense espace frais et sombre, accueillant, mais où il ne voit rien, du moins peut-être pour commencer…Il n’y a plus tous ces bruits. Le Silence est très vibrant, très agréable – et en même temps très vide.

La porte s’est refermée – car elle ne reste pas ouverte, cette porte. On ne sait même pas comment il l’a ouverte…Voyez c’est un secret, là : la page est glissée, impossible de savoir comment on l’ouvre.
Donc : une fois qu’il est de l’autre côté, elle est refermée !

Et voilà que le Lion (ça alors !) passe.
Roffa le voit à peine (et je pense que le Lion lui-même se voit à peine lui-même.)
Mais le Lion passe et simplement dit à Roffa :
« Bienvenue. Si tu veux contempler les Trois Faces de l’Un, tu es sur le bon chemin »
Et puis -apparemment- il disparaît.

Roffa est tout à fait, à la fois intéressé et perplexe.
Quand il pose le pied par terre (parce qu’il ne voit pas le sol) le contact est, ma foi, moelleux, ferme en même temps, plutôt agréable. Il n’a donc pas trop d’appréhension à s’avancer. Mais tout de même, si il y voyait quelque chose ce serait un peu plus simple, n’est-ce pas. Alors il chante pour se donner du courage.

Chant d’abord en langue stellaire puis qui se finit par :
« Réponds moi, toi qui as chanté, je t’écoute, vas-y, ha !… »

Et puis il se tait.
Ah? Il y a un écho.
Cela lui indique que cet espace a un écho : il est très grand…
Il s’avance doucement et il sent que l’Amour qu’il ressent pour sa Bien-Aimée redevient vivace, là en lui.
– Car il l’avait quand même un peu oubliée dans toute cette histoire de passer la porte, et d’avoir le courage d’entrer et de découvrir ce qui était derrière… Mais là, son Cœur est plein d’elle de nouveau !

Il essaye de se rappeler du coup ce qu’il sait d’elle, car il aimait tant à se le répéter en marchant vers elle : le peu de chose qu’il sait d’elle – pas compliqué à se rappeler, il n’y avait pas grand-chose..!  Eh bien là, il ne se rappelle plus !
Juste, il ressent cet énorme Bonheur et Feu d’Amour qu’il avait juste entraperçu d’ailleurs en lui-même pour elle : et là c’est devenu énorme.
Il en est bouleversé, heureux, plein de gratitude. Il s’agenouille et il dit..

– Je ne vois pas bien le texte, là. On ne peut pas lire ce qu’il dit… C’est à moi de l’inventer alors ?.. Oui, c’est à moi de le formuler – moi qui vous raconte tout ça –

…Alors il dit :
« Je T’aime, je Te veux !
Mais je veux surtout être à Toi, je veux disparaitre en Toi !
Je sais que l’Ultime de ce que je cherche, c’est Toi, telle que je Te ressens, là.
Telle que tu m’écrases de ta Beauté, de ta Splendeur.
Je ne sais plus qui Tu es – et je ne sais plus très bien qui je suis, mais prends-moi !
Je serai tout ce que Tu voudras. Si c’est pour être près de Toi je suis prêt à tout. Prends-moi avec Toi ! »

Et il se laisse emporter par la Vague énorme de ce qu’il ressent… Il n’y a pas de mot pour décrire cela n’est-ce pas, juste un Silence. Ecoutez bien.

Silence vibrant

Au loin, très loin, le vent chante dans les cimes des arbres.
En toute discrétion les Beautés de la Nuit et du Jour se rejoignent pour ne faire qu’Un et tourner à l’infini dans le ciel de cet endroit-là qui n’est cependant qu’un mirage.
De même que cet Amour pour cette inconnue qu’il n’a jamais vue est également un mirage..!
Mais ce qu’il ressent là existe. Ce qu’il ressent là le fait exister ! ..Et peu importe s’il ne voit rien autour de lui, car là il est et nulle part ailleurs, et nul autre que ce qu’il est, à cet instant-là, pleinement..!

Alors se révèle en lui, devant lui comme un visage indescriptible, la Première des Trois Faces de l’Un : les larmes coulent de ses yeux, son cœur est immense comme une infinité d’océans. Il s’avance. Il a les bras ouverts. Il rit. Il exulte.

Il ne pense plus à tâter le sol sous ses pieds ni à s’interroger sur ce qu’il ne voit pas dans l’espace autour de lui car devant lui il voit à présent révéler la Seconde Face de l’Un – qui n’est autre que la Première mais qui cependant se révèle après et non en même temps et qui, Elle, lui procure encore plus de joies, d’infinités, de tremblements de tout son être et de révélations de sa propre Vérité.

Il a les yeux grands ouverts bien qu’il ne voit rien autour de lui car tout à disparu.
Ses narines frémissent et sa bouche aussi. Il sourit. Il est tout ouvert. Il est resplendissant de confiance, de liberté, de foi, car devant lui il La voit : se manifeste doucement, chantant, la Troisième Face de l’Un qui n’est autre que la Première ou la Deuxième – mais qui Seule lui apprend ce qu’est l’Un. Car face à Lui, il se découvre comme n’étant que le reflet de lui-même en ce qu’il croit être.

Et n’étant que là pour, à cet instant unique, contempler Cela et être dans toute la plénitude entière, complète, infinie, de Ce qu’il est juste dans cet instant-là.
Et son cœur est immense de joie tranquille, de certitude, et il sait que la Bien-Aimée qu’il a cherché n’était autre -à présent- que Ce qu’il découvre en lui.

Il s’est arrêté…

Long Chant – d’abord sans puis avec accompagnement de musique. (Le chant s’amplifie puis la musique s’arrête, le chant faiblit puis s’arrête.)

Silence vibrant

 

– J’ai tourné plusieurs pages et j’ai moi-même perdu le fil. Ces pages étaient blanches.
Et le chant n’était que ce qui me permettait de continuer et m’avait envahi au point que je ne savais que tourner ces pages blanches. –
Mais à présent : l’Histoire on dirait reprend. Toux

 

Roffa… Est-ce bien lui?
Est-il devenu moine ? Je ne crois pas.
A-t-il trouvé sa Bien-aimée ? Je ne sais pas.
Il a gagné en Sagesse, en Maturité. Il rayonne de Douceur, de Sagesse, de Magnificence intérieure.

Il s’avance sur les routes.
Et il offre à ceux qu’il rencontre son Regard, sa Voix, ses mains ouvertes.
Et lorsque les gens lui prêtent un peu attention il leur dit :
« Je t’offre, Bien-Aimé inconnu, le Secret en moi des Trois Faces de l’Un, Tout-Offrant.
Je suis, par là-même, le Tout-Offrant qui Le sert, et je t’offre cette Expérience.
…Veux-tu me suivre ? »

Et si tel ou tel de temps en temps l’a suivi, ils n’ont pas suivi très longtemps, car cela n’était sans doute pas la peine. Ils ont glané ce qui en leur propre instant était ce dont ils avaient besoin.

A-t-il retrouvé sa Bien-Aimée pour lui offrir ce qu’il offre ainsi ? Vous aimeriez le savoir…
Eh bien moi à présent ça m’est égal, car je suis moi-même tombé sous le Charme de cette Rencontre Unique avec les Trois Faces, que j’ai essayé de vous faire partager.
J’ai moi-même suivi Roffa ‘Dz, et j’ai trottiné derrière lui ou auprès de lui – essayant de me compénétrer de ce qu’il avait, lui, absorbé et qu’il tentait si généreusement d’offrir à tout le monde.

Et ce Livre dont je vous parle, c’est sans doute moi qui l’ai écrit mais il y a extrêmement longtemps.

J’entends encore chanter.

Mélodie chantée, sans puis avec musique…

J’ai refermé le Livre.
Je préfère simplement vous laisser vous rappeler que la porte certes se trouve dans le Livre, mais n’a pas besoin d’être ouverte pour être traversée. Et lorsque vous désirerez contempler tout Cela, il vous suffit sans doute d’aller regarder en vous…Du moins je l’espère.
Je vous salue.

Alléluia

 

via Christine Anne K. le 27 novembre 2014
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Sept Piliers Enrubannés de Feu – Récit

écouter >

introduction en musique…

En ce temps-là, très chers Amis, venait de se produire une Catastrophe planétaire.
(Ce n’était pas la Terre je vous rassure ! Mais cela aurait pu y ressembler…)

Et nous jouions mes frères et moi, dans les décombres peut-être mais aussi dans les Jardins, qui par chance n’avaient pas cessé de produire leurs fruits !
Oh, que c’était compliqué pourtant de survivre..
Mais en tant qu’enfant, quelle importance quand on joue, n’est-ce pas ?

petite séquence musicale
puis des notes ponctuent les paroles…

J’étais l’aînée d’une grande Fratrie et j’en étais fière – moi la seule fille !
Chacun de mes Frères était un petit trésor pour moi.
-Même si certains pouvaient être assez casse-pieds, vous n’en doutez pas !-
J’avais donc un certain privilège…

…Je vois que j’ai commencé à parler « au Passé ». Mais quel est le sens d’un Passé? N’est-ce pas tout autant un Futur?
Car lorsque nous renversons le sablier, tout recommence.
Je ne sais plus – mais je joue.

Ce sont les Jardins qui ont tout permis.
Jardins de Feu, Jardins de Cristaux, Jardins d’Etoiles, Jardins de Fruits et Légumes.
Jardins… de ce qui n’a pas vraiment un nom plausible dans cette langue…
-« Batraciens » peut-être? Oui ! Batraciens, Reptiles…
Jardins réservés aux Dragons – mais dans lesquels nous savions nous introduire. (chuchoté) ..En douce !!

J’aimais beaucoup m’introduire dans le Jardin des Dragons -surtout lorsque la nuit n’était pas loin- et je chantais parfois.
Sachant que certain petit dragon, mon Ami, n’était pas loin.
…Et je l’entendais respirer quand je chantais.
Voici par exemple une des choses que j’aimais chanter :

chant simple et joyeux, avec son refrain

…Et ainsi de suite..!  Vous connaissez n’est-ce pas cette chanson.
– Non?? …Ah? Pardon… Bon c’est une chanson que nous chantons beaucoup, nous : tous les enfants la connaissent et puis les parents aussi.

Donc mon Ami ce petit dragon, il aimait bien que je chante cette chanson.
J’en chantais d’autres aussi, et lui donc je l’entendais respirer – je vous l’ai dit.
Ça faisait peut-être un peu comme ça:

plusieurs souffles flutés modulés : respirations ardentes du dragon

…Vous avez compris maintenant que c’est ça que j’aimais n’est-ce pas : l’écouter !
Pour cela j’avais besoin de ne pas être dérangée.

Donc mes nombreux Frères n’étaient pas là, il n’était pas question que j’en emmène un avec moi ! Je vous ai dit que j’entrais en douce dans ce Jardin, et je prenais toujours soin qu’aucun d’Eux ne me suive, ni même ne m’observe, lorsque je traversais les différents Passages, dont certains étaient interdits – car ils étaient minés figurez-vous ! Enfin c’est ce qu’on nous disait…( Je suis toujours là n’est-ce pas.)

un chant dansant avec tambour – puis des sons vocaux

C’est ainsi que j’ai grandi pendant cette période-là.
J’ai donc appris à cultiver dans ces Jardins -en particulier les Jardins de Feu et le Jardin des Dragons – des Facultés que sans-doute j’avais besoin de développer.

Vous me direz :
 » Tout ça est bien joli !..Et alors ? Nous développons tous des Facultés, n’est-ce pas?
C’est quoi ton histoire ? Rien de très original pour le moment !! »
– …Ah bon, vous trouvez ? – soupir…  Je vais continuer quand même :

jeu musical intense et feu – un peu agressif

Je peux continuer si vous voulez ! Et –grognement– je ne raconterai plus rien d’autre..!
…Bon. Je sais que j’ai un peu mauvais caractère et que je me vexe !

Enfin c’était la Musique du Jardin de Feu : celle que j’aime bien!
J’espère qu’elle vous a plu.
Pour moi elle est très importante. C’est dans ce Jardin de Feu que j’ai appris à construire les premiers Piliers.
…Il y avait beaucoup de gens qui voulaient construire des Piliers, mais ça n’était vraiment pas facile et pour y arriver il fallait : du savoir-faire et puis un peu d’aide aussi, et de la Chance.

J’ai eu du savoir-faire.
Je pense que mon Ami le Dragon m’a aidée.
(petit rire complice)…En douce !

Et donc j’avais construit ces premiers Piliers en prenant du Feu – et puis aussi d’autres Choses dans les autres Jardins : quelques Légumes, un ou deux Cristaux…
– Ah!? Je n’ai pas parlé des Animaux – Si, j’ai parlé des Reptiles et des Batraciens..!

Enfin, lorsqu’ils ont vu mes Piliers -les autres- ils ont un peu fait la moue, parce qu’il y en avaient qui étaient jaloux.
– Mais ceux qui savaient vraiment les faire n’étaient pas jaloux : ils étaient fiers de moi tout simplement – …Et donc on m’a demandé un jour de participer au Chantier de construction des Sept Piliers.

Ces Sept Piliers vous vous en doutez étaient fort importants -à ce moment-là du moins- et ils servaient :
L’un à maintenir un endroit de la Voûte Céleste qui flanchait un petit peu,
Le second : à aider le premier Pilier.

Le troisième servait de Décor pour leurrer ceux qui auraient voulu faire des Bêtises par rapport à ce coin de la Voûte Céleste qui flanchait (et qui aurait pu avoir des fuites, ce qui n’était vraiment pas du tout recommandé).

Ensuite le quatrième Pilier, lui, servait à rassembler les Femmes principalement, pour qu’elles viennent chanter ensemble car cela maintenait le Fonctionnement de notre Monde et c’était donc tout à fait vital…. – Il y avait déjà un Pilier de ce genre, plus ancien, mais il avait vraiment besoin d’être remplacé.-

Le cinquième Pilier concernait les Jardins. Autour de lui les Jardins s’organisaient. Je ne peux pas l’expliquer très bien mais il permettait que tous les Jardins soient installés, fonctionnent, sans qu’aucun des Jardins ne prennent trop d’énergie par rapport aux autres – et il était donc tout à fait indispensable également.

Le Sixième Pilier était réservé à certains Savants. Je n’étais pas censée savoir ce qu’ils en faisaient ( j’avais ma petite idée mais je n’ai jamais trop pu la vérifier ).
En tout cas il était très très spécial, et même si je pouvais le construire je ne savais pas forcément ce qu’ils allaient en faire… En tout cas, il était dans un Matériau que vous pourriez croire du cristal mais qui était un Matériau de Synthèse, très vibrant, et qui demandait beaucoup beaucoup d’attention, de soins et de savoir-faire – et de Chance.

Enfin le septième Pilier était Musical.
Ça ne s’explique pas, n’est-ce pas, vous avez compris : c’est indispensable dans une Architecture comme ça, vous en conviendrez. Car bien évidemment, vous n’ignorez sûrement pas qu’une telle Architecture est totalement solidaire, mais que Chacun de ses sept Piliers ne peut exister sans les autres et qu’inversement les autres ne peuvent pas exister sans Lui… (Vous le savez, n’est-ce pas?) – Ça n’est pas très original non plus.-

…quelques respirations fort présentes du Dragon

– O Toi mon Ami Dragon je t’aime !!!

…Il m’a beaucoup aidée pour construire ces Sept Piliers.
– Car, entre nous : je n’en menais pas large quand même ! J’avais un petit peu bluffé au moment de la confrontation avec les autres Techniciens possibles. C’est moi qui avais remporté le suffrage. Je savais que je pouvais le faire mais bon, voyez : j’avais quand même sacrément le trac ! –
…soupir…  J’ai commencé par le Pilier Musical en fait – parce que c’est comme ça qu’il fallait faire.
Je vais vous donner un petit exemple de ce que j’avais mis dedans :

…une mélodie agréable et complexe, entrainante…

…Etc – sur le même Thème, avec des développements..!

Quand j’ai terminé ce Pilier, je l’ai scellé avec du Feu, un Ruban de Feu…C’était ma Technique. Les autres faisaient un peu autrement mais moi c’était ma Technique, je l’avais expliquée, il n’y avait pas de surprises. Et du coup mon Ami Dragon pouvait ainsi contribuer – d’une façon très très spécifique évidemment, vous vous en doutez, en respirant un peu.

vives respirations du Dragon

Ensuite j’ai fait le Pilier des Jardins.
C’était un plaisir ! Vous avez compris à quel point j’étais familière avec les Jardins, à quel point ils avaient compté dans ma première jeunesse.
Cela nous a pris quelques décennies de travail et le résultat était tout à fait magnifique. Quand il a été prêt, il y a eu une Inauguration – et juste la veille de l’Inauguration, je l’avais scellé aussi de Feu. Inutile de dire que mon ami Dragon n’avait pas cessé d’être à mes côtés.
– …Vous voulez l’entendre, encore !?

 respiration brève du Dragon

…Voilà.
Ensuite, je ne me rappelle pas très bien dans quel ordre j’ai tout fait.

J’ai fait le Pilier pour les Savants, ils étaient pressés. (Peut-être même que je l’ai fait en même temps que celui des Jardins parce qu’ils étaient pressés de l’avoir.)
…Je ne peux pas vous dire ce que j’ai fait puisque c’est très confidentiel..(soupir)… J’ai eu un Effacement de mémoire après l’avoir fait – comme ça tout allait comme ça devait.
Je l’ai scellé de Feu, oui ça je m’en rappelle. Mais ma foi je ne sais même pas s’ils ont gardé ce que j’avais mis comme Scellement de Feu puisque, je vous dis : je n’y ai plus du tout eu accès après. Juste les Savants…(soupir)

Le Pilier des Femmes était très important.
Et pendant que je construisais les autres, elles avaient continué à venir chanter auprès du Pilier traditionnel.
J’ai donc fait de mon mieux pour leur faire un très très beau Pilier. J’ai employé beaucoup beaucoup de matériaux nobles, de Fleurs, d’Etoiles, de Cristaux, de Légumes, quelques Lézards par-ci par-là, et d’autres…
Du Feu bien sûr… –voix confidentielle : De la Bave de Dragons !… Mais ça je ne l’ai dit à personne. Je peux vous le dire parce que vous êtes loin !..-

– Et voici le Chant qui a eu lieu pour la première fois autour de ce Nouveau Pilier des Femmes – que j’avais bien sûr ceinturé de Feu avant cela, lorsque je l’avais terminé.

beau Chant lent intense

Ainsi notre Monde fut maintenu, avec ce Nouveau Pilier des Femmes dont j’étais très fière. Et moi aussi je venais chanter lorsque c’était mon tour.

…Je ne vous ai pas parlé des deux premiers Piliers qui devaient soutenir ce coin de la Voûte Céleste qui flanchait un peu, mais bien sûr je n’avais pas attendu tout ce temps pour les faire – car cette histoire de fuites possibles il fallait s’en occuper assez vite n’est-ce pas ! (Il y avait eu quelques fuites d’ailleurs mais c’était sans gravité : juste certains enfants ont été frappés d’une sorte d’amnésie et sont devenus de Grands Fous célèbres, et respectés, dont notre Roi avait grand besoin d’ailleurs pour le conseiller.)

Ces deux Piliers donc, ont été solidement faits.
L’un supportant l’autre, je vous le rappelle : ça valait mieux.
Et là aussi le ceinturage de Feu que j’ai réalisé était une véritable avancée technique pour justement gérer ce genre de problème.
– Est-ce que ça arrive chez vous de temps en temps?… Non??!…
Enfin, vous ne savez pas – peut-être que ça arrive?!.. Vous êtes sûrs que vous ne savez pas ?! – Holaa – moi je me méfierais un peu – Mais bon, enfin il y a des gens qui s’en occupent je pense? – Hum…

Bon enfin toujours est-il que chez nous voilà comment ça s’est passé : il faut que je vous donne un peu la mémoire de ce ceinturage de Feu-là.

une série de respirations vives et actives du Dragon

– Avouez que ça le méritait, n’est-ce pas !!

Je n’oublierai pas de vous parler du Pilier dont je n’ai pas encore parlé – le Pilier servant de Décor pour leurrer ceux qui risquaient de faire des Bêtises.
Celui-là était d’une extrême importance.
Et en fait je n’ai cessé de le rénover, de le perfectionner, de le mettre à jour, tout au long de la construction des autres Piliers.

Il était composé d’une quantité de Leurres mouvants qui se déplaçaient avec la lumière et le vent, renvoyant des miroirs à ceux qui s’en approchaient – et qui ainsi se voyant eux-mêmes se mettaient à se contempler inlassablement car ils se trouvaient si beaux qu’il n’arrivait plus rien d’autre dans leurs actes ni dans leurs pensées que de se contempler, jusqu’à ce que le vent tourne et que le miroir bouge un peu… Alors ils avaient complètement oublié ce qu’ils voulaient faire avant, et ils repartaient un peu penauds en se disant qu’ils avaient des choses à faire et qu’ils devaient être en retard.
Il y avait ça.
Il y avait d’autre part des Volutes d’Illusions drapées, brodées, serties, dentelées, qui s’élançaient autour de ce Pilier : montant, descendant, tournoyant, et dans lesquelles se prenaient là aussi les Pensées et les Actes de ceux qui auraient pu faire des Bêtises.
Là ils se croyaient carrément « Maîtres du Monde » car ils jouaient à n’en plus finir dans ces entrelacs avec beaucoup de plaisir, et ils acquéraient véritablement une habileté sportive, acrobatique, de haute-voltige. Et ils ne s’en lassaient pas. Et de ce fait, n’est-ce pas, ils ne pouvaient plus faire de Bêtises – jusqu’au jour encore une fois où, comme les autres ils retombaient et s’en allaient un peu penauds, en se disant qu’ils avaient oublié qu’ils avaient des choses à faire.
Il y avait également des Sons.
Des Sons extrêmement jolis, qui eux aussi tournoyaient, chamarraient, produisaient des Extases Sonores et puis des Danses Illusoires, dans lesquelles c’était un Plaisir de se laisser aller.

A vrai dire, je ne vous cacherai pas que ce Pilier servait également de Distraction à certains, car c’était vraiment très très agréable de venir jouer avec tout ça. Et il y en avait pour lesquels, voilà : c’était un passe-temps, un passe-temps de Qualité !

Je n’avais absolument pas lésiné sur la Qualité : ni des matériaux, ni des artisans -qui avaient réalisé tous ces détails car moi je ne savais pas les faire- ni sur l’Agencement général des diverses Parties les unes avec les autres.. Ni enfin sur la Qualité très particulière du Ruban de Feu que j’avais installé autour de ce Pilier-là pour le sceller. …Voulez-vous en entendre un petit avant-goût?  – Cela ne vous surprendra peut-être pas, car je sais qu’aujourd’hui un tel Pilier c’est monnaie courante et que je pense que vous en avez beaucoup chez vous. Mais quand même, ça me fait plaisir :

respirations rythmées, vives et variées du Dragon

En fait mon Ami le Dragon est très très fier de pouvoir vous exprimer un peu, à travers ses respirations, tout son intérêt pour vous.
Car il ne m’a pas quittée depuis tout ce temps-là.
– Bien sûr, il continue d’habiter son Jardin et moi j’habite là où j’habite – Mais nous nous retrouvons : nous avons tellement travaillé ensemble que ça n’est pas très difficile de nous retrouver – et je ne suis pas frappée par les interdits qui étaient en vigueur lorsque j’allais dans le Jardin en douce.

…soupir… C’est une belle histoire n’est-ce pas, notre histoire ? Et elle n’est pas finie..!
(Je parle de mon histoire avec mon Ami Dragon et de son histoire à lui avec moi.)

Maintenant je dois vous dire que l’Ensemble de ces Sept Piliers Enrubannés de Feu comme je vous l’ai raconté en détail, une fois parfaitement constitué et installé en tant que « Septénensemble », a été reconnu par l’Ensemble des Habitants de notre Monde comme Ce qui véritablement servait à Tout ce qui avait été prévu et que je vous ai exposé.

Il a été propulsé également dans d’autres Dimensions.
Et cela j’avoue que j’en ai été très très honorée, très fière, très…Très humblement touchée, Car je n’avais pas connaissance, quand je l’avais fait, de ces possibilités-là.

…J’ai donc dû de ce fait, moi, renoncer complètement à faire d’autres Piliers, car cela n’était plus mon privilège. C’était devenu évidemment Quelque Chose qui ne m’appartenait plus, mais également il n’était pas question que Quoi que ce soit soit dupliqué, soit refait (même autrement).
J’ai donc dû accepter -oui- de ne plus envisager d’en faire d’autres.

Mon ami Dragon m’a aidée dans ce moment-là car j’étais triste. Tout en étant très fière et gratifiée de ce qui s’était passé, j’étais triste.
Je ne savais plus ce que j’allais faire – vous comprenez ça n’est-ce pas?
Eh bien voilà ce qui alors s’est produit :

musique mélodieuse, vivace

Je me suis donc tournée vers la Musique.
Et j’ai eu beaucoup d’Enfants…
J’ai également continué mon amitié avec le Dragon et j’ai continué à faire des Rubans de Feu avec lui. Ce qui fait qu’aujourd’hui, n’importe qui peut me demander un Ruban de Feu et nous le réaliserons avec la plus grande Joie, la plus grande Conscience, la plus grande Attention, le plus grand Amour.

Mais ce n’est pas tout :
J’ai aussi continué à chanter avec les Femmes autour du Pilier, ça oui. J’ai cultivé des Cristaux dans le Jardin des Cristaux, ça oui. J’ai élevé quelques Batraciens et Reptiles dans le Jardin qui était le leur et qui l’est toujours.
Et il y a des choses que je ne vous dirai pas car je les garde pour moi.
Mais j’ai été heureuse de pouvoir vous conter ce Récit des Sept Piliers Enrubannés de Feu, car on me l’a demandé.

Et voilà donc également ce que je suis devenue : je raconte et je parcours les Univers ainsi.
Soyez en Paix.
Alleluia

 

via Christine Anne K. le 14 septembre 2014
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« Surprise Attendue », La Beauté : chants.

(ce message a juste été annoncé comme « surprise attendue », d’où son titre)

écouter >

Long Chant avec musique légère, aérienne…

Très Aimés, vous ne me connaissez pas.
Je viens de bien loin…
J’appartiens au Peuple des Lucioles Sacrées qui environnent la Très Sainte Mère de toutes les Mères, Source de toutes les Rivières Fécondes – et bien d’autres Noms qui ne peuvent être nommés avec le peu de mot dont nous disposons ici et maintenant dans cette forme.

Ce Chant est important
Car il appartient au Florilège de ce que Nous chantons perpétuellement.

Et si je me suis nommée « Luciole », ce n’est qu’un mot.
Car Nous sommes, oui, Porteurs de Lumière
Mais Aimants Emanateurs de Chants tout autant.

…chant et musique vibrants…

Ainsi, ma Mission en cet instant est simplement de communiquer, à travers ces quelques Chants, la sûre Beauté de Ce qui en vous ne peut que Se manifester.

chant-mélopée doux… tapotements légers… notes vibrantes fines rythmées

Cette Beauté n’est pas secrète.
…Elle est cependant sans commune mesure avec ce que vous pouvez voir ou imaginer.

En cela donc certains disent qu’Elle est voilée,
D’autres diront qu’Elle ne peut exister – mais cela est faux.
(Je cite en ces instants ce qui se dit parmi vous et dans votre Histoire.)

A présent, Elle pourrait se dévoiler – Elle peut être acceptée..!
Mais il y a pour cela beaucoup (certainement, pour vous)  « à lâcher », comme vous dites. Retourner les perspectives, ne pas aller voir là où l’on croit qu’il faut aller voir
Etre simplement ces Porteurs de Lumière et de Chants que Nous, à un autre niveau, Nous sommes.

une musique fine vibrante est mêlée aux paroles qui suivent

Elle a été cachée si longtemps par nécessité
Que bien sûr vous avez peut-être peur de ne pas pouvoir La contempler ou La vivre.

En tant que simple messager je n’ai aucun pouvoir de tout vous expliquer, de tout rendre limpide à votre besoin incessant de comprendre, de maîtriser par la pensée…
Et je suis simplement à cette Place avec le jeu des sons et des messages vibrants, qui circulent à travers le véhicule qu’ils constituent.

Je suis chargée de vous faire reconstituer en vous ce qui a été dé-constitué afin de préserver ces voiles que j’ai cités.
Ainsi donc, reconstituant pour vous-mêmes tout Ceci, il peut vous appartenir de savoir dévoiler -d’abord sans doute à l’intérieur de vous-mêmes- et d’accepter de contempler. Cela car il y a bien à accepter – ce n’est pas donné d’emblée !

chant et musique fins, intenses et vibrants…
silence vibrant
…reprise du chant avec petites notes tapotées vibrantes

silence vibrant

Les Vents soufflent.
Les Vents se reposent.
Les Voiles sont agités.
Ce qui Se dévoile est ainsi accompagné, aidé…

silence vibrant…

…Les mots ne sont que des tous petits véhicules
Alors que ce qui se dit est immensément grand !
Apprenez Très-Aimés à regarder Cela et à l’Être…

long silence vibrant intense

La Voix des Lucioles Sacrées s’est fait entendre.

Eluhyam Taos-Ea, Elohim chantant, a aidé cela de toutes ses forces et vous salue, le Cœur aimant.

Alléluia.

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via Christine Anne K. le 13 mai 2014
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