Les 3 Sources de Joie – Récit de Hêtoul, le Conteur de S’tanch

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Musique

Ainsi marchait l’enfant ce jour là…
Lui qui cherche les 3 Sources de Joie.

Musique

Cette recherche lui appartient.
Mais elle appartient aussi à toi.

Ecoute mon Enfant,
mon Frère, ma Sœur, mon Aimé(e),
cette histoire :..

Il y eut d’abord un matin. Et ce matin là n’était pas le même que les autres, car ce jour là s’était levé un astre différent.
…L’astre habituel du matin avait adopté un compagnon, sans doute au cours de la nuit. Quelle surprise ! ..Certains furent mécontents, certains eurent peur…
Mais l’enfant se réjouit (lui et quelques autres) car il voyait là le plaisir d’aller chercher là-bas ce qu’il ne comprenait pas, mais qui lui plaisait…

Musique

La route était poussiéreuse, comme d’habitude, mais l’enfant ne s’en souciait pas. Il aimait faire voler la poussière. Cette poussière était dorée comme d’habitude, car le sol de ces lieux là était pour la plupart couvert de cette poussière là.
Poussière d’or, diriez-vous (…elle portait un autre nom).
Elle brillait tous les jours, dans le proche et dans le lointain.
Et l’astre qui se levait le matin lui donnait une brillance particulière, un peu verte parfois…

L’enfant chercha à entrainer ses amis préférés, sa mère, sa sœur, son petit chien.
Et quelques uns le suivirent, de loin car il marchait très vite.

Chant et accompagnement instrumental….

Il entendit un bruit dans le lointain, rythmé… (percussion rythmée)… Cela ne lui faisait pas peur, c’était plutôt attirant.
Certains de ses amis qui le suivaient n’aimèrent pas ce bruit. D’autres continuèrent à le suivre. Sa mère n’était pas venue, car elle était occupée. Elle lui avait dit de faire attention, de ne pas aller trop loin.

Il calqua son pas pour jouer sur ce bruit et alors il vit aussitôt que le deuxième astre s’était mis à danser.
Il essaya de danser avec l’astre… Oui. L’astre dansait avec lui.

Ainsi dans la poussière dorée, il continua…
Ecoutant les oiseaux, les fleurs. Car les fleurs chantaient en ce lieu là.

Il y avait également certains animaux sur son passage, qui l’observaient. Des animaux intelligents -bien plus que ce que vous croyez ! -… Et les animaux savaient parfaitement ce vers quoi cet enfant allait, mais ne le lui disaient pas.
Car ils savaient que c’était à lui de faire le chemin.

Musique instrumentale….

Nous passons une partie du chemin, car il est long, et nous reprenons l’histoire lorsque vient le soir et que l’astre familier, ayant suivi sa course, n’est pas loin du moment où il va se dissimuler derrière ce que vous appelez un horizon.

Quand à l’astre compagnon, il est resté lui un peu plus haut et il danse de droite et de gauche… L’enfant s’est habitué à sa présence et à sa compagnie et il danse toujours avec lui en marchant, de temps en temps. Il n’a eu ni faim ni soif au cours de la journée. Il a bu un peu d’eau quand même dans le ruisseau et mangé peut être une ou deux bananes sur le chemin – car il y a des bananes aussi en ces lieux là.

Et puis voila que l’astre familier du jour vient de se cacher pour laisser venir ce que vous appelleriez la nuit. Et l’astre compagnon se retrouve en vedette, dans le ciel de ces lieux là  – qui n’est pas bleu comme le vôtre, mais d’une couleur dont le nom, je crois, ne vous est pas connu.

Brève musique instrumentale…Ces quelques notes de musique pourraient vous donner un aperçu de cette couleur (mais je ne sais pas si vous savez les lire de cette façon là ?).

…Toujours est-il qu’à présent l’astre que l’on ne connaissait pas avant ce matin-là et qui est en vedette dans le ciel dont la couleur vous est inconnue, continue à danser avec l’enfant. Les amis de cet enfant ne l’ont pas suivi très loin car ils ont préféré retourner vers chez eux (et dire à leurs parents que l’autre enfant n’était pas très discipliné, peut être…).

C’est alors que notre ami l’enfant, qui en réalité n’était pas si jeune que ça… – Car chez vous un enfant est obligatoirement jeune, mais dans ces lieux là, pas forcément –
Cet enfant donc, s’arrête et s’assoit pour regarder avec bonheur son ami qui danse dans le ciel et il lui parle, il lui dit :

 …Phrase chantée…

Et il écoute… Il entend bien la réponse au fond de lui. « Que sont devenues -lui dit l’astre en l’intérieur de lui- les 3 Sources de Joie ? Sais-tu où je peux les trouver ? »
L’enfant est étonné, il n’est pas sûr de savoir quoi répondre. Néanmoins il dit :

…Phrase en langue stellaire …

Alors l’astre rit…
Et l’enfant écoute encore bien attentivement…

Il est assis dans l’herbe, et l’humidité commence à s’installer. Celle de la nuit, celle qui régénère les plantes et les petits êtres vivants, celle qui inspire la fabrication des nuages, celle qui parfois cache un peu ou complètement les étoiles – car dans le ciel de ces lieux là, il y a aussi des étoiles.

Et l’enfant écoute en lui… (musique )… L’astre lui dit : « Mais ces trois fontaines, ces trois Sources de Joie, tu dois les connaître, elles font partie de ce dans quoi tu habites. Je suis venu pour les retrouver et me baigner dedans, mais je ne les vois pas… Pourtant, je suis en haut ! ».

Alors l’enfant s’interroge… Il pense…

Chant

Et, à force de penser, l’enfant s’est endormi, dans les bras de quelques serpents bienveillants qui lui offrent leur chaleur pour la nuit : pour son repos, pour sa joie et son bien-être.

Lorsqu’au matin, il se réveille, la lumière de l’astre familier est déjà bien présente.
Et son nouvel ami, où est-il ?
Bien qu’il ne le voie pas, il sent sa présence avec certitude. Alors, il l’appelle :

…Phase en langue stellaire…

Il danse.
Et il ne danse pas seul.
Pourquoi ne le voit-il pas ?
Peut être va-il se lever un peu plus tard puisqu’il est resté plus tard dans le ciel…
Il attend… Et pourtant il sent sa présence !
Les serpents se sont écartés de lui, formant un cercle parfait (lui semble-il) autour de lui.
Et ils dansent également, c’est à dire qu’ils tournent. Cela fait un bruit sur le sol…un peu comme ceci
…bâton de pluie…
Y a-t-il chez vous des serpents qui feraient cela ? Le savez-vous ?
Nous savons que vous avez des serpents. Mais sont-ils de cette sorte là ?

…L’enfant danse alors avec les serpents quelque temps car il est joyeux.
Il n’a toujours ni faim ni soif, et la pensée que sa mère pouvait s’inquiéter ne l’a pas effleuré… Il se demande si l’astre est caché derrière lui, tout d’un coup – car puisqu’il danse avec lui, il devrait le voir.
Il essaye une ruse…
..Musique instrumentale…
Il fait brusquement volte-face pour voir si l’autre est derrière lui ! Trop tard – il n’a pas été assez rapide sans doute.
..Alors un des serpents lui souffle : « Retourne toi…Pas comme ça…Comme un gant ! ».

L’enfant s’interroge. C’est quelque chose qu’il a appris à l’école. Il ne sait plus très bien, il n’avait pas compris – c’était dans un livre, il ne l’a pas fait en vrai…

Pourtant il a bien envie de voir son ami, dont il sent toujours la présence. Alors il lui demande (je traduis) : « S’il te plait, tu saurais m’aider à me retourner comme un gant pour te voir ? »

Phrase chantée en langage stellaire…

Et il l’entend, à l’intérieur de lui, qui lui dit :
« J’ai trouvé les trois Sources de Joie. C’est pour ça que tu ne me vois pas. Es ce que tu as envie de m’y rejoindre ? En ce cas, je peux t’aider à te retourner ».

L’enfant est perplexe, mais il est heureux car son ami lui a parlé… (musique ) … On dirait que les serpents ont entendu aussi, car ils ont arrêté de tourner et on dirait qu’ils écoutent. Ils attendent la suite.
Combien y-a t il de serpents au fait ?
Vous n’en avez pas la moindre idée. Moi non plus, mais ils sont nombreux… (musique )

L’enfant pense que s’il danse très vite en tournant sur lui-même, il tient peut être là le geste qui convient pour se retourner comme un gant…(percussions)
Il espère entendre la voix de son ami.
Au bout d’un moment, voyant que ça n’a pas l’air d’être la solution, il essaye de l’appeler de nouveau, car il sent toujours sa présence.
Il la sent même encore davantage… On dirait presque qu’il est à l’intérieur de lui. Cela ne lui fait pas peur, mais il n’y croit pas beaucoup.

Phrase chantée… Je ne traduis pas : vous avez compris qu’il lui demande où il est.

J’ai oublié de dire que certains animaux se sont rapprochés. Ces animaux très sages dont je vous ai parlé, et qui savent tout très bien – mais qui ne le diront pas, car ils savent que l’enfant doit lui-même faire son chemin et trouver.
Cet enfant d’ailleurs ils le connaissent, car comme cet enfant n’est pas un jeune enfant, ils l’ont déjà vu maintes et maintes fois. Ils le connaissent, oui. Ils savent qu’il cherche, qu’il trouve, qu’il espère et qu’il est joyeux.

L’enfant écoute et il espère entendre encore la parole de son ami.
Il n’entend que les bruits intérieurs de son propre corps.
Alors il décide de tenter l’aventure, il va aller chercher son ami à l’intérieur de lui, si jamais il s’y trouve.

Et il demande aux serpents : « Pouvez vous m’aider ? »
Les serpents sont également très sages. Ils savent très bien ce qu’il faut faire.
Mais vont-ils le lui dire ?

L’enfant alors s’assoit, ferme ses yeux très fort, ferme ses sensations, regarde de son mieux à l’intérieur de son corps et de ce qui bruisse en lui…
Il regarde et il écoute et il attend. Il ne parle plus, il ne danse plus, car ce qu’il trouve à l’intérieur le remplit de satisfaction.
Il perçoit de mieux en mieux la présence de son ami.
Bien qu’il ne sache pas si son ami est véritablement à l’intérieur de son propre corps..?
Il lui semble en tous cas que c’est un bon chemin, et peut-être est-ce ainsi qu’il va savoir se retourner comme un gant, après tout..? …Il se rappelle que dans le livre, il y avait une image qu’il n’a pas comprise. Mais à présent, ce qu’il voit à l’intérieur de lui lui fait penser à cette image, bien que cela ne ressemble pas à proprement parler à ce qu’il y avait sur l’image (du moins lui semble-t-il)…

Un serpent lui chuchote : « Cherche l’eau… ».

Un autre serpent lui chuchote : «  Cherche bien, tu vas trouver… ».

Un autre animal (dont je ne saurais vous dire le nom dans votre langue) lui indique en silence, intérieurement, un petit chemin, à l’intérieur de lui. Ce petit chemin serpente et descend et l’enfant le prend. Il lui semble qu’en bas doit se trouver de l’eau – et là effectivement, en bas de ce petit chemin, il y a ce que vous appelleriez un trou d’eau, une fontaine, une source.
Cette eau est si claire que l’enfant n’en croit pas ses yeux intérieurs.
Il regarde dedans pour voir si son ami s’y est caché. Et il lui demande, même s’il ne le voit pas : « Est ce que ce sont les trois Sources de Joie que tu cherchais ? ».

Alors il se sent tout éclaboussé -intérieurement bien sûr. Et il entend, O bonheur, la voix de son ami qui lui dit : « Tu en as trouvé une. Suis-moi, je vais te montrer les autres… Mais pour les voir, il faut que tu acceptes de prendre un autre chemin ».

Alors l’enfant attend de savoir comment il doit trouver cet autre chemin.

Musique
Et c’est là qu’un animal -encore une fois intérieurement- lui dit (…toux) :  « Tu n’es pas prêt. Regarde : tu tousses, ça ne va pas ! Tu devrais boire un peu d’eau avant ».

L’enfant se demande comment il peut boire cette eau. « Ne te pose pas la question, lui dit encore l’animal, bois ! »
L’enfant se penche de son mieux, de plus en plus à l’intérieur de lui, pour essayer d’atteindre avec sa bouche, cette eau…Et sans savoir comment, il y parvient.

Il commence à boire une gorgée, deux gorgées, trois gorgées… Et l’eau l’aspire !
Il se sent tout léger… Il ne nage pas vraiment mais il est en quelque sorte « tiré » par lui-même dans cette eau, et il sait que son ami est proche. Il entend presque son souffle.
…Il aimerait se retourner derrière lui pour savoir si son ami nage avec lui, mais il ne sait pas comment faire.

Alors il entend intérieurement la voix de l’animal qui lui dit : «  Ca y est : tu t’es retourné intérieurement. Tu as trouvé ».

L’enfant danse, il ne sait pas comment. Il ne comprend plus avec sa tête de tous les jours comment son corps est, comment il est dedans, comment il fonctionne ? Mais il sait qu’il est là, qu’il s’est retourné et que son ami l’appelle.

Et puis il sort de l’eau, il émerge.Il ya un grand soleil.
Il ne sait pas ce que c’est qu’un soleil car son astre familier ne porte pas ce nom et n’a pas cette couleur. Néanmoins, il aime.
Et il entend la voix de son ami qui lui dit : « Regarde, c’est ça la deuxième Source de Joie, je l’ai trouvée ».

Chant et accompagnement musical

…Je ne vous révèle pas le troisième chemin que l’enfant a emprunté, pour arriver en lui-même à la troisième Source de Joie… Car c’est à vous de le trouver en vous-mêmes.

Mais sachez qu’il a retrouvé son ami.
Et que son ami lui a permis de venir jouer avec lui, là haut.
(percussions) Ainsi l’enfant a passé une journée entière à danser là-haut, dans le ciel dont la couleur n’a pas de nom chez vous, avec son ami et l’astre familier.
Et puis il est redescendu dans la poussière dorée où les serpents l’attendaient, sachant que son ami était à l’intérieur de lui, et que les trois Sources de Joie y étaient : bien gardées, bien protégées, bien accessibles.

Et lorsqu’il est rentré chez lui (musique) sa maman avait préparé des gâteaux. Des gâteaux comme on en fait dans ces lieux là (et que probablement vous ne reconnaitriez pas en tant que gâteaux)… Et elle n’avait pas eu notion du temps écoulé, donc elle n’était ni triste ni fâchée – au contraire ! Elle avait été si heureuse de lui préparer des gâteaux, et si heureuse de le voir arriver : juste au moment où elle l’attendait pour les manger avec elle !

En réalité, elle-même n’ignorait pas son aventure, mais elle avait laissé la liberté à son enfant d’en faire le chemin par lui-même…

Ainsi ce termine ce récit venu d’ailleurs.

Ainsi sachez qu’en vous les Sources de Joie sont multiples.
Et qu’il vous appartient, non seulement de les découvrir mais de vous y baigner, et de les faire partager a tous ceux dont vous saurez qu’ils sont capables de les rencontrer à l’intérieur d’eux-mêmes.
…Quant aux gâteaux, nous vous laisserons faire les vôtres car sans doute vous les préférerez à ceux de cette histoire là.

Moi qui vous ai raconté ce récit, je me nomme Hêtoul le Conteur de S’Tanch, et j’appartiens aux anneaux périphériques du monde de Zan – où parfois je me rends pour aller danser avec un enfant et lui montrer ce qui est en lui.

Je vous salue.
Alléluia.

Musique

Dansez !

via Christine Anne K. le 5 février 2013
Ces messages sont faits pour être partagés à condition cependant, et ce dont nous vous remercions, que leur contenu et leur forme soient intégralement maintenus et leur source dûment mentionnée : http://voixdelumiere.fr

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